Le premier ministre est critiqué : Politique territoriale

19 février 1999
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Les Dénés et les Métis du Sahtu ont fait part de leur mécontentement suite à la visite du premier ministre, Jim Antoine, et du ministre, Stephen Kakfwi, à Calgary, alors qu'ils ont tenté de promouvoir l'industrie du gaz et du pétrole du Nord canadien.

Ce n'est rien de moins que la démission du premier ministre, Jim Antoine, et du ministre des Ressources naturelles, de la Faune et du Développement économique, Stephen Kakfwi, qu'ont revendiqué les dirigeants dénés et métis du Sahtu en raison de l'implication trop audacieuse de ces derniers dans la gestion du gaz et du pétrole au nord du 60e parallèle.

Lors de leur récente visite à Calgary, messieurs Antoine et Kakfwi, ont rencontré les dirigeants de différentes sociétés d'énergie et de groupes d'indsutriels basés à Calgary, incluant l'Association canadienne des producteurs de pétrole ainsi que l'Office national de l'énergie.

Il y a été question, d'abord et avant tout, de faire pression sur Ottawa afin de remettre entre les mains du gouvernement territorial la gestion du gaz, du pétrole et des minéraux.

«Je m'inquiète depuis quelques semaines des actions entreprises par Jim Antoine et Stephen Kakfwi à Calgary puisqu'ils ont sollicité unilatéralement Ottawa afin d'obtenir le transfert de la gestion du gaz, du pétrole et des minéraux du niveau fédéral au niveau territorial», a fait savoir la présidente du Secrétariat du Sahtu, Ruby McDonald.

De plus, Mme McDonald s'est dite fâchée d'apprendre que des représentants du gouvernement territorial se soient rendus à Calgary pour discuter de cette question, alors qu'aucun consensus à cet effet n'a été préalablement établi entre les différentes instances gouvernementales des Territoires.

Pour sa part, le grand chef de la nation dénée du Sahtu, Raymond Taniton, a rappelé que toutes décisions se rapportant à la gestion du gaz, du pétrole et des minéraux étaient fondammentales aux négociations d'autonomie gouvernementale des peuples autochtones. D'ailleurs, les droits constitutionnels des peuples métis et dénés du Sahtu prévoient qu'ils doivent approuver toute décision qui concerne un tel transfert de responsabilités.

McDonald et Taniton condamnent donc messieurs Antoine et Kakfwi pour leur manque de respect en entreprenant des négociations sans en avoir discusté préalablement avec les gouvernements autochtones des Territoires du Nord-Ouest.