Rapport du solliciteur général sur les services correctionnels aux Territoires du Nord-Ouest : Plusieurs améliorations sont déjà en place

28 mai 2015
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La sous-ministre de la Justice Sylvia Haener et le directeur des services correctionnels des TNO Monty Bourke ont affirmé que le portrait dressé par le Solliciteur général du Canada ne dépeint pas la réalité actuelle. (Denis Lord)

La sous-ministre de la Justice Sylvia Haener et le directeur des services correctionnels des TNO Monty Bourke ont affirmé que le portrait dressé par le Solliciteur général du Canada ne dépeint pas la réalité actuelle. (Denis Lord)

Trop tôt pour décider s'il faut davantage de ressources.
 

Le ministère de la Justice des Territoires du Nord-Ouest accepte toutes les recommandations faites par le Solliciteur général du Canada, mais avance que s'il revenait aujourd'hui, son rapport serait complètement différent.
C'est ce qu'a affirmé la sous-ministre de la Justice Sylvia Haener en conférence de presse le 21 mai dernier, ajoutant que des bonifications étaient déjà en place avant même que le Solliciteur n'ait terminé la rédaction de son rapport.
« Nous avons commencé à mettre en place une assurance d'exécution et un cadre de reddition des comptes, de dire Mme Haener. Ces deux éléments donneront au personnel plus d'outils pour évaluer le travail et nous permettront de nous assurer que nous atteignons les résultats souhaités. »
Mme Haener fait observer que dans le cadre de cette démarche, les services correctionnels ont déjà commencé à faire de la gestion de cas et une révision de la sécurité des installations. « Nous avons, ajoute-t-elle, l'intention de continuer ce type de travail et de collecter ces informations dans un rapport annuel. »
Selon le directeur des services correctionnels des TNO Monty Bourke, le Solliciteur a approuvé l'assurance d'exécution et le cadre de reddition des comptes. « C'est une lumière dans son rapport, dit-il. Il a recommandé que nous continuions avec ça. Ça nous permet de regarder les résultats et d'être proactifs. »

Programmes
La sous-ministre de la Justice a souligné qu'il était trop tôt pour décider si les services correctionnels ont besoin de davantage de budget ou de personnel pour régler les lacunes dans les thérapies pour les problèmes de toxicomanie, de violence ou d'abus sexuel. Mme Haener a dit croire que davantage pouvait être fait avec les outils déjà en place. M. Bourke affirme qu'un processus d'amélioration est déjà enclenché, avec la révision des recommandations et travaux des agents des programmes, et celle des programmes eux-mêmes. « Nous voulons, illustre-t-il, nous assurer qu'ils soient plus adaptés au profil des détenus et à la longueur des sentences. »
Mme Haener a défendu son institution. « La plupart de nos détenus, pointe-t-elle, sont là pour une courte période de quatre mois ou moins; c'est difficile d'adapter tous nos programmes à un temps si court et le Solliciteur l'a reconnu. »

Heures supplémentaires
Mme Haener et M. Bourke se sont longuement étendus sur la question de l'abus des heures supplémentaires par les employés du système carcéral ténois. Ces heures supplémentaires, analyse Mme Haener, sont dues à une combinaison de facteurs : l'absentéisme, la maladie, des problèmes dans les postes de secours. « Il y a des fois, explique la sous-ministre, où nous n'avons pas assez de personnel dans les équipes de relève et nous devons prendre du personnel déjà en poste, qui doit alors travailler en heures supplémentaires. »
Autre pratique favorisant les heures supplémentaires : le poste d'un employé quittant les services correctionnels est habituellement offert à l'interne et le transfert d'assignation a un effet domino qui peut entraîner des heures supplémentaires.
Tous les établissements ont aujourd'hui des comités de révision des heures supplémentaire, qui est aussi un item prioritaire des rencontres mensuelles de leadership.
Les dépenses en heures supplémentaires ont déjà été réduites de 600 000 $ l'an passé, affirme Mme Haener.
Le rapport ne représente pas la situation actuelle assure la sous-ministre : « Si le Solliciteur général revenait aujourd'hui, il n'y aurait pas de recommandation sur l'inspection du feu, car nous nous conformons à 100 % dans ce secteur; il n'y aurait pas de recommandations sur la ségrégation parce que nous avons mis en place de meilleurs processus avant que l'audit ne soit complété. Les choses ont déjà changé substantiellement et nous nous engageons de faire plus de changements.
L'appel d'offres pour le futur centre correctionnel pour femmes de Fort Smith sera bientôt terminé. Le ministère de la Justice a déjà commencé à examiner les soumissions pour l'architecture du nouveau centre, qui coûtera aux alentours de 30 M$.