Secteur minier : Plus de formation pour les Autochtones

21 mai 2004
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À quelques jours du déclenchement probable des élections, la députée libérale et ministre d’État, Ethel Blondin-Andrew, avait de bonnes nouvelles à annoncer aux communautés autochtones des Territoires du Nord-Ouest. Le gouvernement du Canada injectera 14,8 millions de dollars en quatre ans afin d’offrir la formation et les programmes d’acquisition de compétences qui permettront aux Autochtones des TNO de profiter des opportunités d’emplois offertes par l’industrie minière.

Le projet Northwest Territories Industrial Mining Skills Strategy se situe dans le programme de Partenariat pour les compétences et l’emploi des Autochtones (PCEA). L’extension de ce programme a fait l’objet d’une annonce, par Mme Blondin-Andrew, l’automne dernier.

La présente stratégie permettra à quelque 400 Autochtones de suivre la formation nécessaire à l’acquisition d’un emploi dans l’une des mines présentes aux TNO. Les programmes de formation feront l’objet d’ententes entre les partenaires du projet et seront, pour la plupart, livrés à travers les TNO par le Collège Aurora.

Les partenaires du projet sont le ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences, les Premières nations des Dénés de Yellow-knives, le gouvernement Tlicho, le Conseil des Dénés de Lutsel K’e, l’Alliance des métis du Slave Nord, le ministère territorial de l’Éducation, de la Culture et de la Formation et les compagnies Diavik, BHP Billiton et DeBeers.

Pour Joe Rabesca, Grand chef du conseil des dogribs signataires du traité numéro 11 (gouvernement Tlicho), ce genre d’initiative fera véritablement une différence au niveau de la communauté. Celui-ci se souvient qu’il y a quelques années, moins d’une dizaine de jeunes des communautés dogrib s’exilaient pour aller étudier. « Depuis ce temps, il y a à peu près 150 de nos étudiants qui sont dans le Sud », dit-il, ajoutant qu’il espère maintenant que des formations seront données dans les communautés qu’il représente. L’ancien député du Slave Nord, Leon Lafferty, est d’ailleurs en charge de ce dossier.

Ce type de formation menant à des emplois dans l’industrie minière pourrait ne constituer que l’embryon du plan de développement pour la formation aux Territoires du Nord-Ouest. Glen Zelinski, un représentant de Diavik, voudrait un jour voir l’établissement d’un Centre de formation de l’industrie minière aux Territoires du Nord-Ouest. Une étude de faisabilité sur le sujet sera d’ailleurs effectuée au cours des prochains mois. « Nous pourrions donner une formation à des personnes pour travailler dans le sous-sol des mines et même entraîner des géologues ou des ingénieurs », d’avancer celui qui entrevoit déjà la possibilité que des étudiants viennent du Sud pour suivre ces formations.