Santé en français : Placement de stagiaires francophones en milieu minoritaire

27 novembre 2015
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Les trois invités du Réseau TNO Santé en français. (Courtoisie RTNOSF)

Les trois invités du Réseau TNO Santé en français. (Courtoisie RTNOSF)

 Du 16 au 19 novembre dernier, messieurs Frédéric Thibault-Chabot, directeur de l’institut de sciences de la santé et de la vie, et Patrick Mainville, coordonnateur du consortium national de formation en santé, ainsi que madame Marie Robertson, directrice de l’École des sciences sociales et humaines, tous provenant de la Cité collégiale d’Ottawa, étaient aux TNO pour rencontrer des intervenants de santé et des acteurs importants du milieu francophone.

La Cité collégiale d’Ottawa est le premier collège de langue française en Ontario, offrant plus de 90 programmes menant à des diplômes d’études collégiales et des baccalauréats dans divers domaines.
La semaine dernière, les trois invités se sont déplacés aux TNO dans le cadre d’un projet spécial : la Cité est membre d’un consortium national de formation en santé qui bénéficie d’un appui financier de Santé Canada dans le but de former de futurs professionnels de la santé et d’assurer l’offre des services de santé en français auprès des francophones en situation minoritaire. « On est venus ici aux Territoires du Nord-Ouest dans le but de placer nos étudiants en stage clinique auprès des établissements de soins de santé et des services sociaux de la région », a mentionné Patrick Mainville.
Cette visite fait suite à la recommandation de Santé Canada de 2013, d’assurer le placement de stagiaires dans les régions éloignées du Canada où se trouvent des francophones en situation minoritaire. L’an dernier, l’équipe a visité Iqaluit, au Nunavut, Saint-Jean et Corner Brook, à Terre-Neuve, ainsi que Whitehorse, au Yukon.
Lors des rencontres avec les intervenants des TNO, ces derniers ont misé sur le fait que leurs établissements accueillent déjà des stagiaires dans le domaine de la santé et des services sociaux, sans oublier le désir de former la relève. « Les étudiants de la Cité collégiale sont particulièrement bien préparés à répondre aux besoins des communautés à Yellowknife, car ils sont bilingues. Donc, de recevoir des étudiants en santé leur permet instantanément de bonifier leur offre de services dans les deux langues officielles du Canada », a laissé savoir Frédéric Thibault-Chabot. Il a ajouté que ces étudiants pourraient commencer leur carrière dans ces établissements lorsqu’ils auront terminé le programme.
La réponse des organismes ténois est positive quant à l’idée d’accueillir des stagiaires : « Ce que l’on a ressenti de tous les partenaires que l’on a rencontrés, c’est une grande sensibilité à l’importance d’offrir des services de santé et des services sociaux en français. Ils le comprennent, ils voient le besoin malgré que ce soit une communauté minoritaire », a déclaré le directeur de l’institut de sciences de la santé et de la vie à la Cité collégiale. Les TNO n’en sont pas à leur première collaboration avec la Cité collégiale : « Le projet est en branle depuis quelques années et pour ce qui est de Yellowknife, cela fait déjà trois étudiants que l’on place en thérapie respiratoire. C’est toujours une question d’offre et de demande, on travaille en étroite collaboration avec les partenaires pour choisir le bon moment de l’année. »
Monsieur Thibault-Chabot a expliqué le processus de sélection des stagiaires potentiels : « Avec les coordonnateurs de chacun des programmes, nous passons rigoureusement à travers les profils des étudiants qui se sont montrés intéressés pour s’assurer qu’ils ont le profil idéal : bilinguisme, niveau de maturité, savoir-faire et savoir être, prêts à relever des défis importants, adaptation culturelle, faire face à différentes mœurs, etc. »
Marie Robertson a confié qu’au moment de la rencontre avec le conseil scolaire et l’école francophone, un besoin criant de techniciens en éducation spécialisée s’est fait sentir. Yellowknife a également besoin d’infirmiers auxiliaires et de professionnels de la réadaptation.
La Cité est membre du Consortium national de formation en santé et travaille étroitement avec le Réseau TNO Santé dans le but d’assurer l’offre des services de santé en français. « Nous, notre mandat est de former des professionnels et avec l’appui des réseaux en région, on est capable de faire le lien avec le marché du travail et stratégiquement, de positionner les professionnels de la santé dans le marché du travail. » Le Réseau joue un rôle clé lors de l’arrivée de l’étudiant, soit lors de l’accueil à l’aéroport, pour lui faire explorer la ville et faire les démarches pour lui dénicher de l’hébergement. Le Réseau TNO Santé en français veillera aussi à ce que l’étudiant soit « séduit » par l’endroit de stage et désire y commencer sa carrière.