Élections municipales 2015 : Place aux femmes

15 octobre 2015
1 Commentaire(s)

Rebecca Alty
·      C’est important d’avoir les opinions les plus diverses dans un conseil, des hommes, des femmes, des jeunes et des plus âgés. Il faut qu’il y ait aussi plus qu’une femme, car ça représente plus l’opinion des femmes. Si je suis la seule femme au comité, il n’y a qu’une opinion de femme. C’est plus équilibré s’il y en a plusieurs.
·      J’aime beaucoup marcher, alors il y a un petit sentier à côté de Kam Lake en arrière du Field House. C’est beau et tranquille. C’est ma place préférée en ce moment.
·      Pour ceux qui viennent me visiter, je les emmène voir les architectures intéressantes de Yellowknife. Pour les plus jeunes, il y a la vie nocturne du centre-ville qui est toujours une expérience différente.
·      J’aime beaucoup raconter les histoires d’aurores boréales ou celles des nuits avec la clarté.
·      Pour la démocratie directe, je pense qu’il est bon d’avoir l’opinion du public, mais ça ne doit pas être la seule source. Je prends toute l’information, avec les gens que je rencontre et dans mes recherches. Je prends une décision par rapport à ça.
·      Un enjeu peu important serait peut-être le cimetière de la baie Back, on en parlait beaucoup durant la campagne passée, mais cette année on n’en parle pas du tout.
·      Je bois beaucoup d’eau, l’eau du robinet. Ici, elle est toujours fraîche.
·      Il est important que le maire ait une bonne relation avec les conseillers et l’administration.
·      CouteauJaune, ça me parle! C’est un nom qu’on utilisait beaucoup en immersion ici. La ville est plus que bilingue, elle est multilingue.
·      Yellowknife, il y a tellement de choses à faire : travail, responsabilités, proximité.

Linda Bussey
· La place des femmes est très importante à tous les niveaux, là où il y a l’opportunité de prendre des décisions. Et cela devrait être équilibré.
· Ma maison c’est mon environnement. Je me suis fait mon nid et j’aime ça quand les gens viennent chez nous.
· Ce que j’aime le plus c’est d’aller visiter des amis avec ma famille quand elle est ici. Parce que le cœur de Yellowknife, c’est la communauté.
· L’anecdote que je raconte le plus souvent, c’est celle de lire mon Tintin à minuit assise sur mon bateau.
· Moi, ce qui m’embête c’est que les gens qui sont au pouvoir ne sont pas nécessairement ceux qui ont reçu le plus de votes. Je pense qu’on doit revoir notre système. En même temps, si je suis élue, les gens ont un vote de confiance en moi pour faire avancer les dossiers. Pour moi, c’est ça la démocratie, aller prendre le pouls des gens et prendre le temps après d’analyser pour prendre la meilleure décision. Et ce n’est peut-être pas celle que tout le monde veut entendre.
· Durant cette campagne, je pense qu’il n’y a pas d’enjeu sans importance. Des enjeux qui ne sont pas importants pour certains sont importants pour d’autres.
· L’eau que l’on boit est un privilège. Je ne bois pas d’eau en bouteille, sauf un peu de Perrier.
· Dans l’immédiat, le dernier maire a fait énormément de travail pour communiquer avec le public, je pense maintenant qu’il faut développer des outils pour mieux écouter. Le maire doit être un leader pour développer l’embauche des entreprises locales qui ont des employés qui vivent ici, qui payent des taxes et des frais pour utiliser nos services.
· Je pense que Yellowknife n’est pas encore une capitale bilingue. Je pense qu’il y a un respect énorme pour le français. Les francophones ont une belle place dans la capitale, mais il y a encore place à amélioration.
· La ville de Yellowknife à une âme.

Marie-Soleil Lacoursière
·      La moitié de la population est composée de femmes, j’aimerais voir plus de femmes s’impliquer en politique. Je comprends qu’il y a plusieurs barrières à ça. Comme le vandalisme à caractère sexuel sur les pancartes des candidates, je pense que ça peut décourager certaines femmes. Elles sont beaucoup jugées sur leur apparence, avec des remarques qui n’auraient pas été faites à des hommes. J’ai un emploi, j’ai cinq enfants, on m’a beaucoup posé la question comment j’allais pouvoir en plus être au conseil de ville. La question est valable, mais je me demande si on la pose aux candidats qui eux aussi ont des enfants et travaillent.
·      Mon endroit préféré est le parc du Club Rotary juste devant la route d’hiver de Dettah.
·      J’emmène ma famille sur une île à Pontoon lake, car c’est un bel endroit où l’on pêche de beaux poissons et où c’est sécuritaire pour toute la famille.
·      La référence que je rapporte le plus quand je parle du Nord sont les liens que les collectivités du Nord ont avec leurs personnes âgées.
·      J’ai fait le serment d’utiliser la plateforme IserveU une fois élue. Je pense qu’en tant que société, nous devrions aller vers une démocratie directe plus qu’une démocratie représentative. Je pense que les gens sont plus engagés en sachant que leur vote a une conséquence.
·      Des enjeux sont ressortis dans cette campagne municipale où je trouve que le rôle de la ville est vraiment limité. Je parle par exemple de la mise sur pied d’une université à Yellowknife. Dans ce cas-là, la ville est très limitée dans ses actions contrairement à d’autres projets où la ville est impliquée à 100 %.
·      Je bois de l’eau du robinet à Yellowknife, mais je pense que si plusieurs grandes villes canadiennes ont fait des études et décrétées que la fluorisation n’était pas nécessaire, je pense que Yellowknife doit explorer ça davantage.
·      On est à un point où l’on doit prendre des décisions importantes pour le futur de la ville, et je pense que le maire de Yellowknife doit avoir les pieds sur terre. Il doit être capable de rallier le coté social et le coté financier.
·      Je pense que cette capitale doit être bilingue, et il y a encore du chemin à faire.  D’ailleurs, IserveU sera en français et ça envoie un message à nos enfants : c’est normal de demander que les services soient disponibles en français.
·      Yellowknife, c’est une qualité de vie exceptionnelle.

Shauna Morgan 
·      La place des femmes en politique municipale est importante, alors que nous vivons dans une société où il est facile de penser que nous obtenons les mêmes opportunités. Mais il faut toutefois se poser la question pourquoi n’avons-nous pas autant de leaders politiques féminines? Il n’y a pas de lois ou des choses flagrantes qui retiennent les femmes d’atteindre ces fonctions, mais ce sont plus des comportements, des réflexions d’arrière-scène. Je pense que les femmes devraient être elles-mêmes, se présenter pour que l’on obtienne enfin un équilibre au sein des représentations politiques.
·      Il y a un lieu que j’apprécie particulièrement à Yellowknife, c’est le Monument des pilotes. Il me permet d’avoir un regard sur l’histoire avec la vieille ville, sur notre héritage et nos responsabilités en voyant les deux mines, le futur avec les nouveaux développements immobiliers, et la beauté de la baie.
·      Lorsque ma famille vient visiter la capitale, je les emmène au dépotoir. Ça permet vraiment d’apprécier la ville et ses gens pleins de ressources. Et c’est quelque chose qu’on ne fait jamais dans le Sud, « aller à la dompe ».
·      L’anecdote que je raconte le plus est que tu n’habites pas vraiment Yellowknife tant que tu n’as pas un meuble qui vient du dépotoir.
·      Pour la démocratie directe, il est important que les gens soient plus entendus, et il est vrai qu’Internet pourrait être un de ces lieux d’écoute. Mais je pense que l’on a les meilleures conversations en personne. D’ailleurs, les gens me semblent plus respectueux en public que lorsqu’ils sont seuls derrière leur écran.
·      Je ne pense pas qu’il faut s’attarder à la question de déménager les sans-abris. Il faut s’occuper de leur trouver une maison! Vouloir les envoyer dans les collectivités ou dans le quartier de Kam Lake est une façon horrible de traiter ces problèmes. Sachant que 95 % des sans-abris sont autochtones, on ne peut pas renier l’histoire et déclarer qu’ils n’ont rien à faire ici.
·      Je bois l’eau du robinet.
·      J’aimerais que le maire soit représentatif de notre collectivité diversifiée. Nous avons tous des origines différentes. J’aimerais qu’il y ait un maire philippin ou autochtone.
·      J’apprécie énormément le travail des organismes francophones de donner une fenêtre aux anglophones et aux autres pour partager la culture francophone. Le bilinguisme, c’est comme les traités, ce sont les deux parties qui sont concernées. Je trouve que les anglophones de Yellowknife ont vraiment beaucoup d’occasions d’être bilingues également.
·      Yellowknife : humble et spectaculaire.

 


Tous les commentaires (1)

Écrit par Anonyme, 16 octobre 2015, 13 h 10
Bien fait Maxence.. Super tellement creative.. Merci