Éditorial : Peu de considération de la population

30 janvier 2014
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Il était positif de voir plusieurs membres de la communauté autochtone se prononcer contre l’abolition des organismes régionaux de contrôle des eaux et des terres. L’idée de création d’un super office des eaux et des terres sera celle qui sera certainement retenue. Pourquoi?
Parce qu’il y a autant de gens pour que de gens contre.
Pour une évaluation conservatrice de la situation, tout est simple. La population est contre, mais l’industrie est pour, et comme il y a plus de retombées économiques en provenance de l’industrie que de la population, le choix sera facile.
Le plus drôle dans tout ça, c’est que la raison qui fait en sorte que l’industrie est pour le projet explique pourquoi de nombreux représentants des groupes autochtones s’y opposent.
En effet, en créant un organisme central comprenant plusieurs représentants des régions, le gouvernement s’assure que les projets à l’étude ne sont jamais analysés par une majorité de personnes en provenance de ces régions. Ainsi, si un dangereux projet de fractionnement arrive sur la table pour la région du Sahtu, il ne se trouvera probablement qu’une personne pour représenter la région parmi tous les membres de l’office. Il est plus facile de convaincre une personne habitant à des centaines de kilomètres de l’innocuité d’un projet. Pour celui ou celle dont la cour sera le lieu du projet, c’est un peu plus difficile à accepter.
Il y aura plus de projets jugés acceptables avec une telle formule et cela satisfait grandement l’industrie. Ce faisant, on peut deviner que cette formule sera celle retenue en fin de compte par le gouvernement.