Nouveau Parti démocratique : Paul Dewar veut être un allié du Nord

22 mars 2012
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Le député de Western Arctic, Dennis Bevington, et le député d’Ottawa-Centre, Paul Dewar, ont été fascinés par les histoires racontées par le Snowking Anthony Foliot. (Photo : Charles-Antoine Bélair)

Le député de Western Arctic, Dennis Bevington, et le député d’Ottawa-Centre, Paul Dewar, ont été fascinés par les histoires racontées par le Snowking Anthony Foliot. (Photo : Charles-Antoine Bélair)

Le député d’Ottawa Centre et candidat à la direction du Nouveau Parti démocratique, Paul Dewar, était à Yellowknife le vendredi 16 mars pour discuter avec les gens du Nord.

« Selon le Conference Board of Canada, le Nord est la région se développant le plus rapidement au pays, souligne le député d’Ottawa Centre, Paul Dewar. Les gens au Sud observent ce qui se passe au Nord. Pour eux, le Nord fait partie de la définition de que nous sommes en tant que pays. »
Bien au courant des principaux enjeux, le député néo-démocrate a répondu en connaissance de cause à des questions touchant le Nord.
Pour lui, il est clair que le gouvernement fédéral a mis de côté ses engagements environnementaux, surtout dans certains projets sur l’industrie minière.
« Le gouvernement fédéral a abandonné plusieurs de ses engagements environnementaux et c’est tout simplement inacceptable, croit Paul Dewar. Personne ne dit qu’il ne faut pas miner, mais il faut le faire de façon équilibrée [avec l’environnement]. »
Le député ontarien souhaite aussi que le gouvernement fédéral commence à travailler avec les gens et spécialement avec les communautés autochtones.
« Nous devons nous asseoir avec les Autochtones et discuter d’enjeux comme le partage des revenus et nous assurer qu’il y a des services adéquats pour les Premières Nations aussi, estime-t-il. Faire en sorte d’avoir une relation respectueuse de nation à nation devrait être l’approche du gouvernement fédéral. »
Paul Dewar se dit aussi en faveur de la dévolution, dans la mesure où les ententes sont bien respectées.
« Souvent, le gouvernement fédéral arrive et dit “voici, c’est comme ça que ça va se passer maintenant”, et c’est tout, déplore-t-il. La dévolution est une idée géniale et je pense que l’on peut dire que les gens veulent que cela se produise. Mais s’il n’y a pas les consultations nécessaires, l’idée peut devenir irritante et rendre la situation pire pour les gens. »
En ce sens, le néo-démocrate aimerait que l’on retourne à la base afin de voir à quoi la situation pourrait ressembler une fois la dévolution conclue.

Pour les francophones aussi

En ce qui a trait à la francophonie, le député néo-démocrate voudrait voir du changement, comme des programmes adaptés à chaque région du Canada.
« Juste en général, un programme pour chaque région pour renforcer la langue et la culture françaises dans chaque région. Ma vision pour cela est de faire participer les gens de chaque région parce que je sais qu’il existe des groupes pour faire la promotion de la langue française, mais il n’y a pas de partenariat avec le gouvernement fédéral et pour moi, ce serait une priorité, pour renforcer la langue française. »
Paul Dewar a ouvertement été critiqué par ses adversaires quant à sa course à la direction du parti du fait qu’il ne parle pas très bien français.
Bien qu’il comprenne bien la langue, il n’a pas l’élocution qu’ont les autres chefs des partis fédéraux ou même des candidats pour le poste au Nouveau Parti démocratique.
Mais la plus grande critique est survenue alors que le député d’Ottawa Centre avait affirmé qu’il choisirait le député ontarien Charlie Angus comme chef adjoint… un unilingue anglophone.
« Jack [Layton] avait deux députés adjoints comme chefs, se défend Paul Dewar. Pour moi, mon idée est faite et elle est la même. Je vais choisir aussi un chef pour le Québec à la fin de la course à la direction, comme M. Layton. »

Celui pour poursuivre le travail

Le député de Western Arctic, Dennis Bevington, avait exprimé son appui à Paul Dewar il y a plus d’une semaine, estimant qu’il était le meilleur candidat pour représenter le Nouveau Parti démocratique.
Dennis Bevington justifie son choix par le fait qu’il reconnait en le député d’Ottawa Centre des qualités qu’avait Jack Layton.
« La personnalité de Jack Layton répondait à ce rôle de chef et je pense que c’est quelque chose que M. Dewar a aussi, fait valoir Dennis Bevington. Il a ce sens des responsabilités envers les gens qui l’entourent et c’est quelque chose de très important. Oui, je crois que M. Dewar peut faire le travail qui doit être fait pour aller de l’avant. »
« Personne ne peut vraiment remplacer Jack Layton, admet le député de Western Arctic. Dans sa vie, il a été une personne très inspirante et nous devons tous beaucoup à cette inspiration. »
À savoir si Paul Dewar peut avoir une personnalité aussi charismatique et rassembleuse que le regretté Jack Layton, Dennis Bevington voit plutôt une continuité entre les deux hommes.
« Je ne crois pas qu’il ait à faire la même chose que M. Layton, ajoute-t-il. Jack Layton a pavé le chemin pour nous et a montré que oui, les Canadiens peuvent appuyer un parti social-démocrate. Je crois que M. Dewar est dans une position pour poursuivre le travail. Peut-être qu’en ce qui a trait à l’approche internationale, M. Dewar a beaucoup plus d’expérience que M. Layton, ce qui l’avantage. »
Les membres du Nouveau Parti démocratique voteront pour leur nouveau chef le 24 mars 2012.