Patate chaude

La question des langues officielles a toujours été une patate chaude pour le GTNO.


La situation exceptionnelle des Territoires avec ses onze langues officielles est source d’ambivalence. Plusieurs minorités linguistiques veulent faire respecter leurs droits dans ces terres colonisées. Certaines d’entre elles possèdent aussi un poids électoral non négligeable. Ainsi, face aux priorités budgétaires et à la vitesse de l’assimilation anglophone, il est difficile de trancher ces questions sans déplaire à une part de l’électorat.


Or, il y a des propositions sur la table. En 2009, un comité parlementaire de la 16e Assemblée législative a réclamé des changements radicaux à notre régime polyglotte : réécrire la loi pour prioriser une approche fondée sur les services et se débarrasser de la commissaire aux langues.


Ces propositions refont surface de manière récurrente. Elles étaient à nouveau discutées l’automne dernier en vue de la rédaction d’un nouveau plan stratégique. Or, à quelques semaines de la présentation dudit Plan, le GTNO continue d’entretenir le flou.


Ces questions auraient dû être tranchées par la 16e Assemblée. Nous en sommes à la 18e. Il serait temps que le gouvernement se décide à couper la patate en deux, neuf ou onze. En plus de bruler la bouche, une patate chaude empêche d’articuler. Ce qui est bien triste alors que l’on parle de droits langagiers.


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