Le Canadien de Montréal : Pas à sa place?

08 mai 2014
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Qu’on écoute un poste de télé anglophone ou l’autre, les avis se ressemblent : le Canadien n’a rien à faire en série. Bon, il y a probablement un peu de jalousie due au fait que Toronto n’a pas fait les séries (comme d’habitude) et que le Canadien est la seule équipe du Canada à y être.
Le Canadien a-t-il sa place en série? Je ne vais pas me prononcer sur ses chances de gagner contre Boston ou de se rendre encore plus loin dans les séries éliminatoires. Je vais simplement regarder comment le club se débrouille depuis le début des séries.
Le Canadien est premier avec six victoires. Trois autres équipes ont aussi le même nombre de victoires, mais le Canadien les coiffe au fil d’arrivée, car il a accumulé ce nombre de victoires en sept matchs. Vous comprendrez donc que le Canadien est au premier rang pour le nombre de défaites, soit celle de samedi dernier.
On croyait que le Canadien aurait de la difficulté à compter des buts. Il en a compté 11 en trois matchs contre Boston. Le club est au premier rang des équipes pour la moyenne de but par partie avec 3,86. Par contre, le club est au huitième rang pour la moyenne de buts accordés par partie avec 2,86. On voit rapidement que le club affiche la bonne recette, soit de compter un but de plus que l’adversaire.
Le Canadien est au cinquième rang pour le ratio de but pour et contre à forces égales : 1,19.
Le club est quatrième pour la moyenne de buts en avantage numérique, sixième pour le nombre moyen de lancers par match, huitième pour la moyenne de tirs accordés et au troisième rang pour le nombre de tirs bloqués.
Le Canadien a évidemment des lacunes qui peuvent devenir des aspects à améliorer. Le club est au neuvième rang pour son jeu en désavantage numérique. En sept matchs, le club a accordé deux buts lors de 13 infériorités numériques. Disons que cela ne sera pas facile à améliorer.
La pire statistique du club est celle des mises en jeu. Le Canadien est au 13e rang sur 16 pour sa moyenne de mises en jeu remportées avec 47,3 %. Il y a donc place à amélioration et, de plus, elle se trouve auprès d’un joueur. Lars Eller avait un pourcentage moyen de 53,2 % en saison régulière. Sa moyenne n’est que de 41,3 % depuis le début des séries.
On le sait tous et cela constitue d’ailleurs une cause de problème pour le Canadien, mais son jeu physique laisse à désirer. Le Canadien est au 11e rang pour le nombre total de mises en échec avec 206. Évidemment, ce nombre reflète aussi le fait que le club n’a eu à jouer que sept matchs. Malgré tout, son rendement n’est pas très élevé même au prorata des matchs disputés. Il y a peu de chance que cet aspect s’améliore, car le style de jeu préconisé par Montréal repose davantage sur un échec avant basé sur une poursuite du porteur de la rondelle plutôt que sur les mises en échec comme c’est le cas de Boston. Le système de Montréal explique pourquoi le club semble accorder moins de surnombres en attaque que son adversaire actuel.
Enfin, même si l’échantillonnage est petit (entre sept et dix matchs) force est d’admettre que le Canadien a non seulement sa place dans ces séries, mais qu’il fait aussi très bonne figure.