Hay River : Ouvert mais pas assez

01 septembre 2016


Mère d’une petite fille de 5 ans, Shelley Maher, se dit dévastée. Elle a entrepris au début de l’année, par le biais du Comité d’action des parents (CAP) de l’école Boréale, une campagne de communication soulignant le risque éventuel de la fermeture de l’école, dû en majeure partie aux restrictions de la directive ministérielle de 2008.


« Nous ne bénéficierons pas de la nouvelle directive. Le gouvernement démontre une ouverture, mais pas assez pour faire une réelle différence » affirme Shelley Maher, à la suite d’une rencontre d’information lors de laquelle Yvonne Careen, directrice de la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO), était présente.


« L’école Boréale aura toujours des classes dans lesquelles on aura 3 niveaux d’études différents cette année », explique Shelley Maher, sur un ton désolé.


À son avis, la Directive 2016 est basée sur la peur. Elle croit que le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation (MÉCF) craint, entre autres, un trop fort enthousiasme de la part de la communauté générale envers l’école Boréale : « Il y a des anglophones qui ont été à l’école en immersion et connaissent la différence entre la qualité d’une immersion et une école francophone pour leurs enfants ».


Ceux-ci ne font toutefois pas partie de la catégorie des parents non-ayants droit admissibles.
Lors de la révision de la directive, elle considère que le ministère aurait dû faire une étude démographique de la population : comprendre qui vit à Hay River ainsi que pourquoi ils y vivent.


Maher argumente que le gouvernement territorial gagnerait à collaborer davantage avec la CSFTNO et l’administration scolaire de district au sud du Grand lac des Esclaves, communément appelé le District Education Authority (DEA).


Lors des consultations publiques, on a demandé aux parents de donner leurs opinions sur les catégories de parents qui devraient être admis. Il s’agit, pour elle, d’une question légale, qui aurait dû être étudiée en concertation entre les instances du MÉCF, la CSFTNO et le DEA.

« Les politiques d’éducation ne sont pas basées sur ce qu’il y a de mieux pour les enfants, mais sur la peur. Ça ne fait aucun sens », déplore cette parent d’élève.


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