Programme Odyssée : Outillés, ils vont laisser leur marque

15 octobre 2015
0 Commentaire(s)
Quatre des cinq moniteurs de langues 2015-2016 des Territoires du Nord-Ouest, avec leur formatrice Élaine Jacques : Myriam Breault, Mathieu Beaudoin, Ibrahima Diomandé et Amélie Montpetit. Absente Mélanie Genest.

Quatre des cinq moniteurs de langues 2015-2016 des Territoires du Nord-Ouest, avec leur formatrice Élaine Jacques : Myriam Breault, Mathieu Beaudoin, Ibrahima Diomandé et Amélie Montpetit. Absente Mélanie Genest.

Ils sont parmi les nouveaux visages de votre communauté, certains enfants qui étudient en français les connaissent déjà bien, les moniteurs de langues sont en poste dans les écoles des Territoires.
 

 
Mathieu Beaudoin à Fort Smith, Myriam Breault à Inuvik, Ibrahima Diomandé à l’école St-Joseph de Yellowknife, Mélanie Genest pour une seconde année à l’école Allain St-Cyr de Yellowknife et Amélie Montpetit à l’école Boréale de Hay River. Les moniteurs de langues dispersés dans les communautés francophones des TNO se sont retrouvés à Yellowknife pour une formation de deux jours. Le temps de partager leur courte expérience des Territoires, de s’outiller pour surmonter les huit prochains mois et de connaitre la capitale.
C’est une ancienne monitrice de l’école J.H. Sissons qui est intervenue pour donner cette formation. Élaine Jacques leur a fait comprendre que oui, les moniteurs font une différence, laissent des traces dans les écoles et l’éducation des élèves. « C’est une mise en contexte, il faut aussi diriger les activités pour les adapter à l’âge des enfants », de dire l’intervenante.
 Forcément, ces intervenants sont avides de partager leurs cultures francophones dans des milieux où la francophonie est un choix et une réalité souvent remise en question. Ibrahima arrive d’Ottawa après un baccalauréat en éducation, mais a grandi en Côte d’Ivoire. Pour lui, l’approche de la classe est différente de son expérience de jeunesse. Il apprécie déjà le soutien qu’il apporte aux plus jeunes, ses efforts pour les mettre en confiance. En dehors de l’école, il participe à la ligue d’impro de Yellowknife. Amélie, quitte Montréal, atterrit à Hay River et décide de s’ouvrir, veut apprendre les langues autochtones. Elle frôle la recherche anthropologique, la matière qu’elle veut enseigner à l’université. Elle intervient avec des jeunes qui apprennent le français pour la première fois à la maternelle. Ce sont les couleurs puis les formes, un travail qui porte ses fruits, selon elle. Myriam annonce clairement la couleur de son séjour ténois alors qu’elle traverse seule le Canada et la route Dempster pour rejoindre Inuvik. « Je suis en mode implication, je ne veux pas juste découvrir, je veux participer. » Elle fera du sport et de la lecture et va profiter de cette façon d’enseigner qu’elle ne connaissait pas : une attitude plus avenante avec les différentes personnalités des enfants qui dynamisent les classes. Mathieu, vient de finir un baccalauréat en littérature et pense se mettre au Polo-kayak, une des activités aquatiques des résidents de Fort Smith privés de la rivière Slave durant l’hiver. Il va écrire et rencontrer des gens.