Toujours loin d’une entente : Négociation des enseignants

29 octobre 1999
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Les séances de médiation entre le gouvernement et l’Association des enseignants et des enseignantes des Territoires du Nord-Ouest (l’AEE) auront lieu les 3, 4 et 5 novembre prochains. Ces séances devront êtres intensifs car plusieurs points sont toujours en litige. Pour des raisons stratégiques, la présidente de l’AEE, Pat Thomas, a décliné de dévoiler les termes exacts des différentes offres patronales et des demandes syndicales. Elle a cependant énuméré les différents points de discorde.

Les bénéfices compensatoires sont au c¦ur de la mésentente actuelle. Les enseignants réclament du gouvernement un retour au niveau de 1993 des différentes allocations notamment les allocations de logement et de voyage ainsi que les primes de vie nordique, surtout dans les petites communautés. De plus, les enseignants demandent certaines améliorations aux conditions de travail : le nombre d’élèves dans les classes, plus de supports pour les élèves ayant des besoins spéciaux, plus de temps de préparation garanti et l’établissement d’un processus bien défini pour traiter des problèmes de sécurité en milieu de travail.

Selon Pat Thomas, il est temps que le gouvernement assume différemment ses problèmes budgétaires. Elle a rappelé que les professeurs avaient accepté des conditions moindres en 1994 afin d’aider le gouvernement. Ils ont ensuite subi d’importantes coupures en 1996, toujours afin de venir supporter l’effort gouvernemental de restrictions budgétaires. Mais, selon elle, il est temps que le gouvernement rétablisse son niveau de financement en éducation au niveau qu’il était en 1993.

" Les membres nous disent : " On ne va pas encore une fois subventionner le système ! " ", a souligné la présidente du syndicat. La présidente du syndicat se dit aussi optimiste face à la possibilité d’en venir à une entente sans recourir à la grève. " On a mis de l’avant des demandes très sérieuses ", explique-t-elle.

Services essentiels

Le gouvernement et les enseignants n’ont pu en venir à une entente au sujet des services essentiels. Le syndicat a indiqué le 26 octobre dernier qu’il avait l’intention de soumettre cette question à l’arbitrage. Selon le gouvernement, la possibilité que les professeurs entreprennent une grève rotative (c’est-à-dire un mouvement de grève qui se déplace au jour le jour d’une région à l’autre) peut avoir des conséquences fâcheuses sur la sécurité des élèves puisque le syndicat n’est pas tenu légalement d’aviser l’employeur de ses intentions une fois que l’avis initial de grève ait été servi à l’employeur.

" Même si je crois que les membres de l’Association vont agir raisonnablement, le GTNO a une responsabilité légale quant à la sécurité des élèves, a expliqué le ministre des Finances, Charles Dent. En raison de cette responsabilité, nous prenons les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des élèves en cas de grève ".

Le syndicat ne le voit pas du même œil. La présidente de l’Association, Pat Thomas, se dit aussi préoccupée de la sécurité des élèves, mais son organisation tient à ce que les mêmes règles s’appliquent que lors des négociations de 1996. " Ce n’est pas notre intention de déclarer quelque forme de grève que ce soit sans en informer au préalable l’employeur ", a précisé Pat Thomas.

L’Association représente dans cette ronde de négociation tous les enseignants n’¦uvrant pas au sein de la Commission scolaire de Yellowknife.