L'Association des enseignants et enseignantes des Territoires du Nord-Ouest
(AEETNO), représentant les enseignants en milieu rural, a rompu les
négociations le 15 janvier dernier après deux jours de pourparlers avec le
gouvernement.
Selon la présidente de l'AEETNO, Pat Thomas, les discussions n'allaient
nulle part et portaient principalement sur des questions de définition
plutôt que sur l'essence du désaccord.
La partie patronale comprend mal cette décision puisqu'une offre de hausse
salariale d'environ 6,25 pour cent aurait situé les enseignants parmi les
plus mieux rémunérés du pays.
« C'est une bonne offre (Š) et nous étions confiants qu'elle aurait permis
aux étudiants de retourner à l'école », a mentionné le ministre responsable
de la fonction publique, Charles Dent, le 15 janvier dernier.
Le mouvement de grève tournante s'est malgré tout poursuivi le 17 janvier
dans les régions du Sahtu, du South Slave et de Fort Smith. La grève
s'intensifiera le 19 janvier alors que la région de Beaufort-Delta sera
également en grève, un peu pour célébrer le retour au boulot de l'Assemblée
législative. Le 20 janvier, ces enseignants retourneront au travail alors
que ceux du Deh Cho et des communautés dogribs seront en grève.
La direction du syndicat n'écarte pas la possibilité d'une grève générale.
« Nous continuons avec les grèves tournantes et nous prenons en
considération d'effectuer un arrêt de travail généralisé », a indiqué la
présidente du syndicat, Pat Thomas.