Le gouvernement trébuche encore : Négociation dans l'enseignement

22 octobre 1999
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La stratégie actuelle des négociateurs du gouvernement des territoires du Nord-Ouest dans le dossier du renouvellement de la convention collective des enseignants et enseignantes des T.N.-O. semble irriter au plus haut point les négociateurs syndicaux.

Tout d’abord, le GTNO a commencé par demander la négociation de services essentiels pour les enseignants. Cette tactique est contraire à l’usage courant au Canada et aux T.N.-O. alors que les enseignants sont toujours exclus des listes de services essentiels. Ce processus se rendra vraisemblablement en arbitrage.

Puis, quelques jours avant la tenue du vote de grève des enseignants, les négociateurs du GTNO ont demandé au ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation de distribuer à ses enseignants une copie d’un communiqué de presse dans lequel le ministre des Finances se disait convaincu que les négociations allaient pour le mieux et que tout devrait se régler lors de la médiation.

L’Association des enseignants et des enseignantes des Territoires du Nord-Ouest a décidé, le 14 octobre dernier, de déposer un grief face à cette dernière tactique. Le grief ira en arbitrage. Selon le syndicat, cela est en contradiction avec les dispositions de la convention collective qui identifie l’Association comme agent syndical exclusif des enseignants. Le grief explique que le gouvernement ne peut contourner le syndicat en communiquant directement avec les employés sur des matières en négociation.

" C’est malheureux que nous soyons obligés de prendre de telles mesures à ce moment-ci. Il s’agit d’une distraction dont les deux parties pourraient se passer ", a indiqué la présidente de l’Association, Pat Thomas.

Krutko à la rescousse

Le député de Mackenzie-Delta, David Krutko, a exprimé publiquement, le 18 octobre dernier, son appui aux revendications des enseignants. " Je supporte le droit des enseignants de faire la grève et je suis d’accord avec le principe que tous les employés du GTNO devraient être traités de façon juste et équitable ", a déclaré le député Krutko. Il se dit cependant confiant qu’une entente peut intervenir sans avoir recours à la grève si toutes les parties coopère à cette fin. Pour David Krutko, le problème de pénurie de professionnels dans les plus petites communautés ne concerne pas uniquement les infirmières. Depuis que le gouvernement a aboli son programme de logement pour les employés, et en raison du coût de la vie exorbitant, il est difficile d’attirer et de conserver les enseignants et les autres professionnels.