La grève continue : Négociation avec les professeurs

14 janvier 2000
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La série de grèves rotatives d'une journée des enseignants se poursuit d'une région à l'autre. Ainsi, le premier arrêt complet de travail a eu lieu dans le Sahtu, le 10 janvier. Le lendemain, le 11 janvier, c'était au tour des enseignants de la région de Fort Smith et de South Slave de ne pas se présenter au travail. Les enseignants de la région de Beaufort-Delta ont emboîté le pas le 12 janvier. Les enseignants du North Slave ont aussi débrayé le 13 janvier. Finalement, les enseignants du Deh Cho ont bouclé la boucle le 14 janvier.

Pendant qu'une région est en arrêt de travail complet, les enseignants des autres régions poursuivent ce qu'on appelle une grève du zèle. Dans un tel cas, les employés n'effectuent que le strict minimum requis. Ils se présentent au travail 15 minutes avant le début des cours, quittent les lieux de travail 15 minutes après la fin des cours et ne participent à aucune activité parascolaire.

Négociations

Pendant que le mouvement de grève se poursuit, les négociateurs des deux parties tentent d'en arriver à une entente.

Dès l'annonce par l'Association des enseignants et enseignantes des Territoires du Nord-Ouest (AEETNO) que les enseignants allaient débrayer, le gouvernement a présenté, le 7 janvier, une nouvelle offre au syndicat. Au lieu d'une augmentation salariale de cinq pour cent sur deux ans, le gouvernement offre maintenant une augmentation de 6,25 pour cent pour la même période et demande à l'AEETNO de revenir à la table de négociation. Cette concession patronale n'a pas été présentée sans que le ministre des Finances ne tente de culpabiliser les enseignants en mentionnant que l'argent nécessaire pour financer cette augmentation proviendrait d'autres secteurs du gouvernement, notamment les soins de santé et le logement. En ce qui concerne les questions de la taille des classes et des besoins spéciaux, le gouvernement a indiqué qu'il ne veut pas inclure cette question dans la convention collective mais qu'il est prêt à envisager différents moyens d'impliquer le syndicat dans la recherche de solutions. Le syndicat revendique plutôt une augmentation de huit pour cent comme condition de retour à la table de négociation. Le gouvernement a clairement indiqué le 7 janvier que cette demande était irrecevable. Selon le syndicat, le gouvernement n'a offert le 6,25 pour cent qu'après avoir coupé dans d'autres conditions monétaires de la convention collective notamment au niveau des indemnités.

Les enseignants sont finalement retournés à la table de négociation le 13 janvier mais sans cesser leur mouvement de grève.

Appui aux professeurs

Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses du Nord (STTN) a publiquement apporté son appui aux professeurs en grève. Dans une lettre adressée aux membres du STTN, la présidente, Georgina Rolt-Kaiser, a clairement identifié les moyens licites que ses membres peuvent prendre pour exprimer leur soutien aux professeurs. Ces moyens concernent principalement les employés ¦uvrant dans le domaine de l'enseignement. La présidente du STTN conseille ses membres sur leurs obligations légales. Tant la législation que la convention collective des fonctionnaires obligent les membres du STTN à franchir les piquets de grève sous peine de congédiement ou de mesures disciplinaires. Ils peuvent cependant joindre la ligne de piquetage durant leur heure de lunch ou en dehors de leurs heures normales de travail. La présidente du STTN avise cependant ses membres de ne pas effectuer des tâches relevant des enseignants. En fait, elle conseille aux fonctionnaires concernés de suivre leurs descriptions de tâches à la lettre.

Il est possible de s'informer sur ce mouvement de grève en composant (sans frais) le 1-800-493-2444.