Il y a de l'électricité dans l'air : Négociation à la la Société d'énergie des T.N.-O.

18 février 2000
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Les équipes de négociation formées de représentants syndicaux et gouvernementaux poursuivent les discussions amorcées en mars 1999. Lors des dernières réunions, la SÉTNO a indiqué qu'elle se préparait à faire appel à un médiateur. Toutefois, l'équipe de négociation du STTN souhaite une cinquième séance de négociation. « Nous espérons retourner à la table [de négociation] afin de régler les désaccords qui subsistent », affirme la présidente du STTN, Georgina Rolt-Kaiser.

Le principal point en litige concerne surtout l'aspect monétaire de la convention collective. « La SÉTNO offre une augmentation de 7 % répartie sur 3 ans, soit 2 % pour les première et deuxième années et 3 % pour la troisième. Ce n'est pas assez », soutient Mme Rolt-Kaiser. Les offres salariales proposées aux employés des T.N.-O. par la SÉTNO sont moindres que celles offertes aux employés de cette même compagnie au Nunavut, souligne le STTN.

« Le STTN demande que les heures supplémentaires soient payées temps double alors qu'elles sont actuellement payées temps et demi. Les employés sur appel, ou qui ont été rappelés par la société d'État, veulent également voir leur chèque de paye renfloué », atteste la présidente du STTN. Le syndicat souhaite aussi aborder la question de la durée de la prochaine convention collective.

Au cours des prochaines semaines, les deux parties impliquées vont dresser la liste des employés qui devraient travailler advenant une grève. Selon l'article 41 de la Loi sur la fonction publique, certains employés affectés aux services essentiels (dont l'électricité) ne peuvent débrayer, car ils doivent maintenir les services à la population.

Plusieurs négociations dans la fonction publique doivent avoir lieu en mars prochain, période à laquelle plusieurs conventions collectives arrivent à terme. L'issue de la présente négociation avec la SÉTNO aura-t-elle une influence sur le renouvellement des conventions rattachées à d'autres secteurs de la fonction publique ? « J'espère que non », rétorque Mme Rolt-Kaiser. « Chaque négociation dans un secteur donné est un cas unique », ajoute-t-elle.