Éditorial : Ne pas répéter les erreurs du passé

22 mai 2014
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À la lumière de tous les événements entourant les travaux de la Commission de vérité et de réconciliation, on pourrait croire que les gouvernements feraient tout en leur pouvoir pour s’assurer que de telles erreurs ne se reproduisent. Le laxisme des gouvernements a conduit à des générations d’enfants autochtones qui ont subi des sévices de toute sorte. Ces événements ont laissé d’affreuses séquelles psychologiques qui entravent encore le sain développement de plusieurs communautés autochtones.
Or voilà qu’au cours d’une recherche d’information liée au droit d’adoption dans le cadre des pratiques autochtones, on découvre tout un laxisme du gouvernement qui peut encore aujourd’hui conduire à des conséquences néfastes.
Dans le cadre d’un cas particulier, L’Aquilon a tenté de savoir pourquoi une demande d’adoption avait été acceptée par une commissaire à l’adoption du gouvernement territorial sans l’accord du père. En regardant bien la loi, il semble que cela soit en contravention avec la loi elle-même qui stipule que les parents doivent être parties au processus.
Nos recherches ont aussi permis d’identifier un manque de transparence dans le processus, et surtout une absence flagrante d’imputabilité des personnes nommées pour agir à titre de commissaire à l’adoption.
À tous les niveaux, du bureau du ministre aux fonctionnaires du ministère, tous semblent se laver les mains de la situation et refusent d’émettre des commentaires.
Le problème n’est pas de reconnaître la pratique coutumière des peuples autochtones en matière d’adoption par la famille élargie. C’est plutôt l’absence de contrôle du gouvernement pour s’assurer que des erreurs de jugement et des erreurs d’interprétation ne conduisent pas à des abus de pouvoir qui mettent en danger les enfants adoptés et les droits des parents.
Même si le gouvernement se lave les mains du processus, il sera toujours le grand responsable dans sa fonction de fiduciaire des droits de ses citoyens.