Une première occasion de se sucrer le bec! : Muskrat jamboree d'Inuvik

04 avril 1999
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Ils étaient ravissants à voir ces jeunes Dénés et Inuit qui, pour la première fois, découvraient les joies de la tire d'érable.

Bedong, bedong! Richard Baillargeon frappe à grands coups sur un chaudron afin de faire savoir aux visiteurs du Muskrat Jamboree que la dernière «batch» de tire d'érable est prête. Rapidement gagnés au goût savoureux de la tire d'érable, et encore tout collés par leur dernière dégustation, les jeunes enfants dénés et inuit se précipitent vers les bacs à neige pour se réessayer à nouveau dans la périlleuse tâche consistant à rouler son bâton dans la tire d'érable qui se fige tranquillement au froid.

Tant pis pour les parents qui, le soir venu, seront aux prises avec des enfants hyperactifs gorgés de sucre et qui devront aussi s'assurer de bien laver les vêtements des jeunes qui s'en sont mis plein la bouche mais aussi plein les mitaines, le manteau, le foulard, et même la tuque.

C'est que c'est pas du tout facile de bien maîtriser cette technique.

Pour la première fois depuis plusieurs années, une présence francophone se faisait remarquer dans le cadre du Muskrat Jamboree d'Inuvik les 27 et 28 mars derniers. Une équipe bien avenante et pleine d'entrain, a réussi à faire de ce kiosque de vente l'un des plus populaires mais aussi des plus animés avec la ribambelle d'enfants et la musique traditionnelle canadienne-française qui jouait constamment. Avec des températures oscillant autour de -50° C (incluant le facteur vent), les membres de l'équipe (Isabelle Picard, Frédéric Bérubé, Lucie Bérubé, Richard Baillargeon et Paulette Caissie) ont accompli une tâche extraordinaire pour amener une cabane à sucre à quelques centaines de kilomètres au nord du cercle polaire. Au total, plus de 291 bâtons ont été vendus lors des deux jours d'activités.

La Fédération Franco-TéNOise avait pris l'initiative de tenir un événement promotionnel visant à rehaussera la visibilité de la francophonie dans cette région. Il n'y a plus d'association de francophones à Inuvik depuis près de 15 ans.

Cette même fin de semaine, la FFT avait organisé le samedi soir un souper-rencontre, pendant lequel Isabelle Picard a souligné le désir de la FFT de soutenir le développement de cette communauté francophone située tout près de l'océan Arctique, dans le delta du fleuve Mackenzie.