Chronique Santé TNO : Mon école en santé

11 février 2016
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avec Barbara Losier,
directrice générale du Mouvement acadien des communautés en santé du Nouveau-Brunswick.
 
Recueil de propos exprimés lors des Chroniques santé diffusées sur Radio Taïga les samedis à 11 heures.
Mon école en santé est une approche de développement pour amener les jeunes au cœur de l’action. Ce sont des comités crées pour améliorer la santé et le mieux-être des jeunes dans les écoles, mais cible également tous les intervenants qui travaillent en milieu scolaire. Une approche qui vient de l’Organisation mondiale de la santé qui recense des exemples d’écoles en santé à travers le monde.
Cette approche est instaurée au Nouveau-Brunswick dès 2004 et provient du raisonnement d’une mère de famille : « On a des communautés, des villes en santé alors pourquoi pas des écoles? »
 Le principe de Mon école en santé se base sur une approche qui s’adapte au contexte, à l’environnement scolaire et communautaire. Le concept peut ainsi devenir ce que l’on veut qu’il soit, pourvu qu’il soit tourné vers l’amélioration de la santé et du mieux-être.
Aux Territoires du Nord-Ouest, malgré la taille de la communauté francophone, ce concept peut être instauré, tant qu’il y a des gens qui y travaillent. La souplesse d’adaptation de l’approche est merveilleuse.
Au Nouveau-Brunswick des outils ont été développés pour renforcer la capacité des écoles vers l’amélioration de la santé et du mieux-être, et ils sont transposables. C’est finalement un plan de débrouillardise pour la communauté. Actuellement, il y a 75 écoles au Nouveau-Brunswick, et 35 en Alberta qui adhèrent au mouvement. Avec une cotisation de 10 $ par année, c’est simplement une contribution symbolique pour adhérer au réseau et partager les bons coups. En tout, il y a environ 200 écoles au Canada avec des approches en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique.
Les étapes pour établir une école en santé sont :

  • monter un comité santé;
  • évaluer l’état de santé de l’école;
  • établir un champion au sein de l’école;
  • faire participer la direction scolaire et la commission scolaire;
  • inscrire l’initiative au programme.

L’approche s’inscrit dans les activités quotidiennes de l’école, et ce sont les jeunes ou les intervenants qui choisissent les activités. Les premiers avantages de cette approche sont la participation, qui motive beaucoup les jeunes, et le développement des interactions avec leur communauté. La démarche s’adapte à la communauté et la reflète. Il n’y a pas d’activité imposée pour éviter toute lourdeur. Au début de l’expérimentation de cette approche, des intervenants disaient que les activités étaient une surcharge de travail. L’approche a donc été simplifiée pour ne pas être une surcharge, mais bien un outil.
La réussite de cette initiative passe par la participation de tous les acteurs de l’école. Ainsi, elle ne regroupe pas seulement la direction, les enseignants ou les intervenants de la santé qui viennent occasionnellement, mais aussi les concierges, le personnel responsable des cafeterias, etc... L’idée est de mobiliser le plus d’acteurs possible.
Il s’agit d’une approche qui favorise la réussite scolaire et augmente le sentiment d’appartenance dans l’école alors que les jeunes sont fiers de leurs exploits ou même de leurs petites réussites. Les écoles peuvent mesurer le succès de cette démarche par ce qui suit : meilleure réussite scolaire des jeunes engagés dans l’approche; adoption de meilleures habitudes de vie motivées par les pairs; diminution de l’intimidation; responsabilisation des jeunes. Un des bénéfices marquants est le rapprochement entre les acteurs intervenants et les jeunes, alors qu’ils travaillent vers un objectif commun qui fait la fierté des jeunes et des écoles.