La mine sera remise en état : Mine Colomac

05 novembre 1999
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Le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) a accordé le 1er novembre dernier un contrat à un consortium d’entreprises autochtones des Territoires du Nord-Ouest. Grâce au contrat, ces entreprises pourront entamer les activités de remise en état de la mine Colomac et assurer l’entretien ainsi que la gestion environnementale du site.

L’annonce a été faite par Ethel Blondin-Andrew, députée de l’Arctique de l’Ouest et secrétaire d’État pour la formation des jeunes, au nom de l’honorable Robert Nault, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien.

" Il s’agit de la première étape à franchir pour procéder de façon méthodique à la cession de la mine Colomac et à la remise en état du site. Les Autochtones souhaitent vivement assurer la viabilité de leurs terres traditionnelles. Je suis heureuse d’apprendre que le contrat de remise en état de la mine Colomac a été accordé à des organisations nordiques compétentes ", a déclaré Mme Blondin-Andrew . L’entreprise Deton’Cho, la bande des Dogribs de Rae et la North Slave Métis Alliance aborderont un certain nombre de préoccupations écologiques pressantes. Ils devront notamment effectuer les travaux nécessaires en vue de pomper l’eau du bassin de résidus miniers à l’intérieur du bassin de stockage à ciel ouvert de la mine au cas où il y aurait abondance de précipitations de neige cet hiver. En outre, le consortium devra continuer le pompage des eaux qui s’échappent au barrage no 1 pour les acheminer vers le bassin de résidus miniers; modifier le système actuel de réservoirs de carburant; classer et regrouper les huiles usagées et les autres lubrifiants que l’on retrouve sur le site; maintenir le barrage de rétention des carburants au lac Steeves.

Le consortium autochtone mènera une étude relative à la contamination du site de la mine et proposera des stratégies correctives. Pour ce faire, le groupe déterminera la façon dont le cyanure est distribué et calculera la concentration en cyanure dans l’eau du bassin de résidus miniers et dans celle du bassin de stockage à ciel ouvert. Il effectuera une enquête concernant la contamination des sols à certains endroits, dont le parc de stockage, l’atelier d’entretien, la centrale électrique et l’aire de stockage des huiles usées. Le groupe sera aussi chargé d’effectuer de façon permanente la surveillance environnementale et de veiller à l’entretien du site.

Le consortium réalisera les travaux que la Royal Oak Mines Inc., propriétaire de la mine Colomac, devait effectuer sous l’ordre de l’inspecteur, délivré par le MAINC en vertu de la Loi sur les eaux des Territoires du Nord-Ouest. La Royal Oak Mines Inc. a été mise sous l’administration judiciaire à la mi-avril. L’entreprise et le séquestre intérimaire ont tous deux ignoré l’ordre en question. Le contrat stipule que, si le séquestre intérimaire abandonne la mine, c’est le consortium autochtone qui veillera à ce que le lieu soit entretenu dans le respect des normes écologiques.

Les inspecteurs du MAINC auront droit de regard sur toutes les mesures correctives proposées et feront en sorte qu’elles correspondent aux dispositions énoncées dans la Loi sur les eaux des Territoires du Nord-Ouest.

Le contrat, qui couvre une période d’un an, s’élève à près de deux millions de dollars.

La mine Colomac est une mine d’or située à 210 kilomètres au nord de Yellowknife. Son exploitation a cessé en décembre 1997. Depuis ce temps, on y assure un entretien continu.