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Mieux se vendre au Québec

Favori Impression :: Mieux se vendre au Québec Batiste W. FoisyBatiste W. Foisy
Paru le 01 juillet 2005
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L’industrie touristique des TNO aurait tout intérêt à miser davantage sur les Québécois. C’est ce que révèle une étude commandée par le Conseil du développement économique des TNO (CDÉTNO), dont les résultats ont été annoncés mercredi.

Au courant de l’année 2002-2003, les touristes québécois ont dépensés quelque 560 000 dollars aux TNO. Un chiffre impressionnant compte tenu qu’à peu près rien n’est fait pour les attirer ici, sinon que le travail effectué par le CDÉTNO.

Il n’existe, en effet, aucun guide touristique francophone qui couvre l’ensemble des Territoires. « Il y a le guide de Yellowknife dans lequel nous avons fait insérer une section francophone, le guide de Fort Smith a aussi été entièrement traduit en français et nous avons aussi une brochure touristique francophone pour la région du Deh Cho, mais rien ne couvre tous les TNO » , constate la directrice des communications et du tourisme du CDÉTNO, Sylvie Francoeur. Au Canada, les TNO sont le seul territoire ou province à ne pas avoir développé de matériel promotionnel touristique en français, ajoute-t-elle.

Selon l’étude du CDÉTNO, l’industrie du tourisme pourrait doubler ces revenus du Québec en six ans si secteur était davantage valorisé. « Ce qu’il nous faut c’est d’abord des outils promotionnels », insiste Mme Francoeur, qui estime qu’un site Web et un guide touristique en français seraient un bon départ. « L’offre de services en français, c’est une valeur ajoutée, mais ce que recherche d’abord le touriste québécois, c’est de l’information sur sa destination », indique-t-elle.

D’autre part, l’étude indique qu’il serait bénéfique pour les acteurs de l’industrie de mettre leurs intérêts en commun. Cela pourrait, par exemple, pouvoir dire qu’un hôtelier soit en mesure de référer des touristes québécois à un tour-opérateur qui offre des services en français. Plus tôt cette année, une étude menée par l’organisme Tourism NWT arrivait aux mêmes conclusions.

Si, pour l’instant, peu d’énergie est consacrée à faire traverser les Québécois de l’autre côté du soixantième parallèle, les TNO, eux, ont tout pour leur plaire.

Les Québécois, peut-on lire dans l’étude sont les plus importants consommateurs « d’aventures douces » au Canada, c’est-à-dire d’activités de plein air de basse intensité physique comme la randonnée pédestre ou le canot-camping. Ils recherchent de grands espaces et sont motivés par la liberté et la nouveauté. À n’en pas douter, les TNO et leurs milliers de kilomètres de contrées sauvages regorgent de possibilités pour eux.

Les Québécois sont également attirés par « l’exotisme » des TNO, indique Mme Francoeur. « C’est intéressant, pour eux, de se dire “je suis au-delà du soixantième parallèle, je suis dans le Grand Nord” .»

La directrice du secteur touristique du CDÉTNO ajoute que le caractère historique des périples nordiques et la possibilité de découvrir les cultures autochtones sont aussi attrayants pour les touristes de la province francophone. Le Conseil veut d’ailleurs développer des tours spécifiques pour ce genre de tourisme culturel.

« Ça n’a aucune importance quelle langue ces gens-là parlent. S’il y a une possibilité d’attirer plus de tourisme et plus de dollars aux TNO, ça vaut le coût », tranche Mme Francoeur.

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