Spectacle de Noël à l’école Boréale : Mettre la créativité au défi

12 décembre 2013
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 Est-ce que tous ces personnages ont été sages cette année? Du moins, ils ont tous quelque chose à demander au père Noël! (photo : Nicolas Gagné)

Est-ce que tous ces personnages ont été sages cette année? Du moins, ils ont tous quelque chose à demander au père Noël! (photo : Nicolas Gagné)

Rares sont les occasions dans la vie où l’on doit écrire des histoires qui parlent d’un mouton qui écrit au père Noël, d’une moustache qui danse ou de joueurs de hockey soupçonnés de vol de cadeaux. Pourtant, ce sont trois exemples que je me suis efforcée d’intégrer dans le spectacle, par respect pour l’imagination débordante des petits comédiens en herbe. Trois idées parmi tant d’autres, qui sortent de la tête des enfants, et qui ont pris vie sur scène à peine une semaine après l’écriture des textes. Pour la 3e fois depuis avril 2011, j’ai eu la chance d’aider les élèves de l’école Boréale de Hay River à gagner le pari un peu fou de créer, en environ deux semaines, un spectacle à présenter devant public. Un projet où l’on parle de théâtre, bien sûr, mais aussi et surtout de créativité, de travail d’équipe et de dépassement de soi.

Le jeudi 5 décembre, tous les jeunes de maternelle à 6e année ainsi que quelques élèves du secondaire ont vu leurs efforts se concrétiser deux fois dans la journée : en après-midi seulement pour les élèves et membres du personnel de l’école et en soirée, devant près d’une centaine de parents et amis. Pour commencer, les amis de maternelle, avec l’aide de ceux du préscolaire, ont chanté la chanson du petit pingouin. La classe de 1re-2e année a ensuite présenté trois histoires de Noël qui étaient préalablement enregistrées par les lecteurs de 2e année. Tout le monde avait un personnage à mimer, en plus de quelques effets sonores à faire en groupe. Les jeunes de 3e et 4e ont créé eux-mêmes leurs personnages, en pensant à leurs caractéristiques physiques et psychologiques, afin de bien déterminer ce qu’ils aimeraient avoir pour Noël et pourquoi ils le méritent. Les lettres des 11 personnages avaient été enregistrées, et l’ange, le lapin de Pâques, l’ignorant, l’extra-terrestre, le biscuit et les autres ont fait des gestes pour aider le public à mieux comprendre leur message, puis ont lu en chœur la fameuse réponse du père Noël. Du côté des élèves de 5e et 6e année, ils sont sortis des sentiers battus en faisant la majorité de leur spectacle en dehors de la scène principale. Les enquêteurs qui cherchaient à savoir qui avait volé les cadeaux de Noël se sont donc promenés, tout autour du public, pour interroger différents personnages farfelus : tout un défi pour ces jeunes qui ne font pas régulièrement d’art dramatique! Quelques élèves du secondaire avaient également préparé des vidéos et photos comiques pour compléter la présentation. Certains membres du personnel se sont prêtés au jeu…sans nécessairement savoir à quoi ils jouaient!

Je ne sais pas de quoi je suis le plus fière en voyant ces enfants faire le spectacle. De parler assez fort pour se faire comprendre? D’avoir appris leur texte en quelques jours seulement? C’est étonnant, mais ce n’est pas ça qui donne envie de retraverser le pays pour répéter l’expérience. Quand toute une école s’y met, quand tout le monde participe aux ateliers, s’encourage, donne des idées pour créer les personnages et les histoires, quand une classe en aide une autre, quand des jeunes prêtent les accessoires qu’ils ont eux-mêmes fabriqués, quand des élèves qui étaient découragés de leur performance le mercredi demandent à quel moment sera le prochain spectacle le jeudi soir après la représentation, ça, ça donne envie traverser un pays plusieurs fois!