Communautaire : Marcher jusqu’à Tuktoyaktuk

13 janvier 2011
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Sheena Tremblay recommande de bien régler ses bâtons afin que l’exercice soit optimal. (Photo : Maxence Jaillet)

Sheena Tremblay recommande de bien régler ses bâtons afin que l’exercice soit optimal. (Photo : Maxence Jaillet)

Une centaine de Ténois relèvent le défi de marcher 1658 km en équipe.


La route jusqu’à Tuk n’est pas encore construite, mais pendant les deux prochains mois, il sera possible de partir de Fort Providence et de cheminer le long du fleuve Mackenzie pour se rendre jusqu’au village le plus au nord du delta. Et cela en ayant seulement deux bâtons de ski de fond dans les mains et une équipe avec la volonté de marcher régulièrement. C’est le défi qu’a lancé la NWT Recreation & Parks Association (NWTRPA) à la population ténoise. Peu importe dans quelle collectivité vous vous trouvez, enrôlez-vous dans une équipe de marche nordique et marchez sur les sentiers des environs, l’équivalent de la distance qui sépare Fort Providence de Tuktoyaktuk.

Sheena Tremblay, la coordonnatrice de ce défi pour l’Association, espère qu’un projet comme celui-ci pourra stimuler les gens à être plus actifs, ce qui correspond exactement au mandat de cette organisation à but non lucratif. « Les gens s’inscrivent dans une équipe de 20 personnes au maximum, et ensemble, ils comptabilisent le nombre de kilomètres qu’ils parcourent jusqu’au 28 février prochain », explique-t-elle. La jeune femme dit qu’une mise à jour sera effectuée chaque semaine pour suivre la progression des équipes le long de la vallée du Mackenzie. Les participants recevront des prix tout au long du parcours et le site Internet de l’Association publiera également des photos et des commentaires envoyés par les participants eux-mêmes.

« C’est pour faire de l’exercice, mais aussi pour prendre part à une activité sociale. C’est pour cela que nous conseillons aux marcheurs de progresser en groupe », avance Sheena Tremblay, qui ajoute que plusieurs ateliers de marche nordique ont déjà été donnés dans de nombreuses collectivités des TNO. Dans les brochures qui présentent cette activité physique, il est souligné que la marche nordique occasionne moins de stress au niveau des genoux, du dos et des chevilles que la marche ou la course à pied. Le fait d’utiliser les bâtons exerce le haut du corps et permet une meilleure stabilité sur des terrains parfois glissants.

 Ce défi tombe à point pour Lila Erasmus qui gère le Sacred Circle de Yellowknife. « Je cherchais une activité qui puisse se faire en groupe et qui nous permette d’être actifs. J’avais déjà pensé à un groupe de marche et même fait du repérage pour les différents parcours. Mais ce défi est une très bonne initiative qui a tout de suite plu à plusieurs d’entre nous. J’ai reçu cinq réponses positives durant la matinée où j’ai lancé l’idée à nos membres. Dans la même journée, j’avais mon équipe de dix personnes », raconte Mme Erasmus. Un membre de l’équipe a tout de suite calculé l’effort que demandait ce défi en n’utilisant pas l’équivalence de sept kilomètres pour une heure de marche proposée par la NWTRPA. Les dix membres du Sacred Circle devront ainsi marcher six kilomètres, quatre fois par semaine du 10 janvier au 28 février (10x6x4x7=1680 km). « Pour le cercle, indique Lila Erasmus, il est beaucoup question d’être ensemble, de se motiver et de sentir du soutien lorsque l’on relève nos défis. Nous allons marcher pendant notre heure de lunch les lundis, mercredis et vendredis, et nous retrouver durant la fin de semaine pour conclure notre parcours hebdomadaire. Je suis vraiment enthousiaste au fait que nous allons tous marcher jusqu’à Tuktoyaktuk. »