Une hausse salariale de 2 % proposée par le gouvernement fédéral est à
l'origine du mandat de grève dont s'est doté l'Alliance de la fonction
publique du Canada (AFPC), qui regroupe des employés fédéraux. Ce mandat de
grève des travailleurs des secteurs administratifs, techniques, de
l'exploitation, de l'éducation et des bibliothèques est un message clair
envoyé au gouvernement. Si les négociations achoppent entre le AFPC et la
partie patronale, le mandat de grève pourrait geler la fonction publique
dès la fin du mois d'août.
« Avec ce mandat de grève, nos membres indiquent au gouvernement qu'ils
méritent le respect et qu'il est temps pour l'employeur de trouver une
solution à l'impasse par le biais du conseil de conciliation », a indiqué
Nycole Turmel, présidente de l'Alliance. Les membres de la fonction
publique remettent en question la pratique du double standard du Conseil du
Trésor, qui avantage les cadres supérieurs au détriment des employés. «
Nous en avons assez de cette pratique qui propose aux employés une
augmentation de 2 %, alors que les cadres supérieurs se voient offrir une
hausse salariale de 8,7 % », a mentionné la présidente.
Le litige opposant le gouvernement fédéral et ses employés porte également
sur les conditions de travail. « Le différend touche aussi les bénéfices
marginaux, tels les vacances », mentionne Deb McClaughlin, représentante
régionale de l'AFPC pour la région du Nunavut.
Impact d'une grève
L'impact d'une grève éventuelle pour le Nord est encore indéterminé, où
plus de 700 travailleurs ¦uvrent aux T.N.-O, au Nunavut et au Yukon. « Les
représentants doivent se rencontrer prochainement afin de décider des
gestes à poser, ajoute Deb McClaughlin. On veut cibler nos actions pour
avoir un meilleur impact. »
Le mandat de grève n'aura force légale qu'après les sessions de
conciliation de juin et juillet prochains, ce qui repousse les probabilités
de débrayage à la fin du mois d'août ou au début du mois de septembre.
« La grève générale n'est évidemment pas notre stratégie n°1, ajoute la
représentante régionale. Nous visons plutôt une grève stratégique. »