Lutte à la pollution: Au diable la taxe sur le carbone

11 juillet 2008
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Production d’énergie moins dommageable à l’environnement, amélioration de l’efficacité énergétique des domiciles canadiens et mesures fiscales punitives des gros émetteurs de gaz à effet de serre, voilà la stratégie en matière d’environnement que défend le représentant du Nouveau parti démocratique.

« Nous avons besoin d’un gouvernement fédéral qui fournira les sommes nécessaires à l’investissement dans d’autres sources d’énergie, plutôt qu’une taxe qui fera augmenter davantage le coût de la vie dans le Nord », a lancé le député de Western Arctic dans un communiqué. Il a vertement critiqué la sortie du premier ministre de la Colombie-Britannique, qui aurait déclaré que 25 millions de dollars suffiraient à développer de nouvelles sources d’énergie dans le Nord.

Des centaines de millions

Selon M. Bevington, cette somme serait encore bien loin de mettre la table pour les innovations énergétiques : « Nous devons trouver 250 millions pour l’expansion de la centrale hydroélectrique Taltson et ramener les bâtiments commerciaux et résidentiels aux normes contemporaines coûterait des centaines de millions. » Il a ajouté que près de la moitié des 15 000 bâtiments aux TNO pourraient tirer profit d’un plan de mise à niveau de leur efficacité énergétique.

L’argent ne pousse cependant pas dans les arbres. Le NPD propose ainsi une taxe directe qui limite la quantité de dioxyde de carbone que peut produire une compagnie. Si elle franchit ce plafond, l’entreprise devra acquitter une amende qui servira à financer un fonds qui aidera les Canadiens à faire le saut vers l’efficacité énergétique. M. Bevington confie d’ailleurs avoir été surpris par le nouveau plan Dion, qui écarte en quelque sorte les discussions qui ont lieu l’an passé entre les quatre partis, au sujet du Plan pour un air pur.

Moins de pétrole et le tour est joué

Le transport des marchandises vers le Nord représente une part importante des émissions de gaz à effet de serre, mais le représentant fédéral écarte la possibilité de développer un réseau ferroviaire, plus propre : « L’objet principal du transport de marchandises dans le Nord est l’essence… Si nous investissons dans le chemin de fer, nous perpétuerons ce que nous faisons en ce moment », a-t-il résumé.

L’indépendance énergétique du Nord passe donc par des projets comme celui de l’expansion de la centrale hydroélectrique de Taltson ou encore celles de Lutsel’Ke et de Whati. Cependant, l’environnement ne doit pas être sacrifié au profit d’une énergie peu coûteuse. C’est ce que défend le représentant de Western Arctic quand il critique le barrage de la rivière des Esclaves : « Je crois que l’Alberta devrait regarder son énergie éolienne, c’est le chemin qu’elle devrait suivre, croit-il. Je suis en désaccord avec les projets massifs sur les rivières, je ne les considère pas comme respectueux de l’environnement et ils créent plus de problèmes difficiles à résoudre. »