Les limites seront respectées : Limites du parc Tuktut Nogait

03 avril 1998
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Malgré les demandes du secteur privé ainsi que des Inuvialuit et du GTNO, le gouvernement fédéral a déposé son projet de loi visant à créer ce parc en respectant les limites établies en 1996.

La compagnie Darnley Bay Resources avait demandé il y a quelques semaines de revoir les limites du parc Tuktut Nogait afin d'ouvrir certaines régions à l'exploration et l'exploitation minière.

Cette demande de révision des limites avait reçu l'aval des Inuvialuit ainsi que du gouvernement territorial. En effet, le ministre Stephen Kakfwi annoncait le 26 mars dernier que le ministère des Ressources, de la Faune et du Développement économique supportait cette demande de révision.

Malgré tout, le secrétaire d'État aux Parcs, Andy Mitchell, a déposé le 31 mars dernier le projet de loi visant à créer le parc national Tuktut Nogait. Les limites du parc, telles que décrites dans le projet de loi, sont conformes à l'entente de 1996 ratifiée par les gouvernements du Canada et des Territoires du Nord-Ouest, la Corporation régionale inuvialuit, le Conseil inuvialuit de gestion du gibier, le Comité des chasseurs et trappeurs de Paulatuk et la Corporation communautaire de Paulatuk.

Avant de pouvoir réviser les limites du parc, toutes les six parties signataires de l'entente de 1996 doivent d'abord y consentir. Il semble donc que le gouvernement fédéral n'entende pas revoir ces limites.

Les Inuvialuit ont demandé une révision des limites en raison de données récentes qui indiquent un potentiel minier inportant dans une région couverte par les limites du parc. En raison des faibles possibilités de développement économique dans le territoire inuvialuit, ces derniers désirent ne pas fermer la porte à une étude plus approfondie sur les risques et avantages d'une révision de ces limites.

Le problème, c'est que ce parc est important pour la protection des terres de mise bas du troupeau de caribous de Bluenose et pour le respect de l'intégrité écologique de cette région.

Après consultation avec les différents groupes inuvialuit, le ministre Kakfwi a décidé de supporter cette demande.

"Les Inuvialuit nous ont assuré que la protection de la faune arctique et l'environnement sont importants et que toute proposition d'exploration, de développement et d'exploitation est assujetties à un processus d'évaluation établi en vertu de l'entente territoriale inuvialuit", a expliqué le ministre Kakfwi.