Télécommunications : Les réseaux à jour

08 août 2013
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Le Canada doit impérativement renouveler et repenser ses réseaux de télécommunications dans le Nord.

Le 1er août dernier, le Conference Board du Canada a rendu public un document de 85 pages intitulé Mapping the Long-Term Options for Canada’s North: Telecommunications and Broadband Connectivity. Le document se veut un rapport sur l’état des télécommunications dans l’ensemble du Nord canadien et sur ses défis inhérents. Le Conference Board du Canada est un organisme privé de recherches appliquées, affilié au Conference Board Inc. (New York), qui dessert 2000 entreprises à travers le monde.
Parmi les faits saillants du rapport, il est avancé que près de la moitié des collectivités autochtones du Nord dépendent des télécommunications par satellite, comparativement à 18 % pour les autres collectivités non autochtones. En ce qui a trait à la haute vitesse, on note que dans la plupart des collectivités du Nord, le Conseil de la radiodiffusion et des Télécommunications canadiennes (CRTC) n’a pas encore réussi à atteindre ses cibles de vitesse de téléchargement. Ailleurs, il est souligné que nous payons davantage que les métropolitains du Sud pour les télécommunications personnelles et la haute vitesse Internet, quel que soit le soutien financier que les fournisseurs de services pourront recevoir des agences gouvernementales.
Le rapport du Conference Board avance sept recommandations pour améliorer à long terme les télécommunications dans le Nord. En tout premier lieu, on propose de rendre les télécommunications plus abordables et d’augmenter les investissements de capitaux. « Le gouvernement doit montrer l’exemple, lit-on. Du financement ciblé et un partenariat multipartite deviennent les véhicules prioritaires pour attirer les investissements nécessaires et distribuer le risque entre le gouvernement et le privé. » On ajoute que le gouvernement a la responsabilité d’évaluer si l’achat d’actions dans des infrastructures pourrait aider à discipliner des fournisseurs de service qui, autrement, ont toute liberté pour établir les prix et gérer la connectivité.
Les auteurs du rapport considèrent également qu’il faut trouver une façon d’attirer et de garder dans le Nord les professionnels des technologies de l’information, afin qu’ils puissent gérer la prochaine génération de services Internet et développer ses applications. Enfin, ils notent un manque de diversité dans les réseaux de télécommunications. On en veut pour preuve la panne de courant de septembre 2012 à Whitehorse, qui a interrompu les opérations à la centrale de NorthwesTel, puis rendu inopérants Internet et les téléphonies terrestre et cellulaire à travers le Yukon et dans la région d’Inuvik.Au moment d’écrire ces lignes, il n’était pas prévu que le rapport soit traduit en français.