Le Projet de gazoduc du Mackenzie (PGM) : Les réactions se poursuivent

Le Projet gazier du Mackenzie (PGM) a continué de faire jaser cette semaine, avec les réactions, notamment, de France Benoît, réalisatrice franco-ténoise d’un film portant sur certains impacts du projet dans la population de la vallée du Mackenzie, et de Dennis Bevington, député de Western Arctic.

  

Un côté social et spirituel

La réalisatrice du film « Au pays du fleuve Mackenzie », France Benoît, franco-ténoise résidant à Yellowknife, a réagi, cette semaine, à la révision du PGM sur les ondes de Radio Taïga.

Interviewée par Batiste Foisy, Mme Benoît a partagé que si le document de recommandations avait été considéré par plusieurs comme une « lumière verte » au projet, il était, à son avis, davantage une « lumière jaune qui flashait ». « Je pense que plusieurs de ces recommandations-là sont d’une très grande importance et ont un certain poids, pas juste en terme du nombre de recommandations, mais aussi par ce qu’elles proposent », a affirmé la réalisatrice en ondes.

« Il y a un aspect spirituel, environnemental et culturel à l’utilisation du territoire de cette façon-là », explique Mme Benoît, précisant qu’il ne s’agit pas seulement d’un gros conduit enseveli sous la terre pour certains habitants de la vallée du Mackenzie. Elle a répondu que, même s’il s’agissait, en partie, de la responsabilité des gens des communautés ténoises de faire véhiculer les légendes, le gouvernement avait la responsabilité de ces domaines sociaux et culturels. Elle affirme d’ailleurs qu’elle suivra le dossier de près et qu’elle compte faire une présentation à l’Office national de l’Énergie. « Le film fait plutôt partie d’un certain militantisme que je poursuis au niveau de l’environnement et de la justice sociale. »

 

Des autoroutes, avant tout

Cette réaction est arrivée à peu près au même moment que celle du député de Western Arctic, Dennis Bevington. Ce dernier a assisté à de nombreuses réunions avec des dirigeants communautaires, autochtones et municipaux. Au cours de ces rencontres, le député a fait valoir, de nouveau, qu’il valait mieux s’assurer que les projets routiers, reliant Wrigley à Norman Wells, et Inuvik à Tuktoyaktuk, soient réalisés avant d’aller de l’avant avec le PGM. Il ne s’agit pas de la première fois que M. Bevington se prononce ce sens. En décembre dernier, il avait tenu des propos semblables lors d’une entrevue avec le reporter Shawn Bell du Slave River Journal. Le député reconnaît toutefois l’importance d’un tel projet gazier aux TNO.