Paddlefest 2012 : Les rapides de Fort Smith font des heureux

16 août 2012
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Le départ de la course en canot des

Le départ de la course en canot des "Voyageurs" est lancé! (Photo: Courtoisie de A.B.)

Fort Smith et ses rapides sont devenus le parc d’attractions pour plus d’une cinquantaine de pagayeurs.
 

La rivière des Esclaves a été prise d’assaut la première fin de semaine d’août par des kayakistes du Nord comme de l’Europe et des États-Unis, débutants comme experts. Le club de pagaie de Fort Smith a ouvert ses portes à tous ceux qui raffolent de kayak ainsi qu’aux initiés. C’est au quai d’embarcation qu’a débuté le festival, le vendredi 3 août. Une dizaine de canots se sont élancés sur la rivière, en aval des rapides, pour une randonnée de quelques kilomètres et un pique-nique. Par la suite, ce fut au tour des « Voyageurs », hommage aux pagayeurs d’une autre époque, à s’affronter sur l’affluent. L’équipe du Musée de Fort Smith, avec à sa tête le francophone Mathieu Doucet, a revêtu, pour l’occasion les habits traditionnels d’antan; ceintures fléchées et chemises carrelées.

Un vrai terrain de jeu
Le samedi après-midi a fait place aux petites embarcations de plastique de toutes les couleurs et aux sourires des kayakistes. Ateliers d’escamotage d’un côté de la baie, partie de ballon géant de l’autre, descentes de rapides, la rivière des Esclaves n’a pas eu de quoi chômer le deuxième jour du festival. Comme à son habitude depuis maintenant sept ans, le mordu de kayak Leif Anderson était au rendez-vous, ainsi que son épouse. Le résident du Colorado ne se lasse pas de venir taquiner les rapides du Nord.
« Lorsque j’ai commencé à m’intéresser au kayak, je regardais beaucoup de vidéos et c’est à ce moment que j’appris l’existence des rapides de Fort Smith. Je me suis dit : je vais pagayer ces rapides un jour! », raconte le sportif.
Cinq éditions du Paddlefest plus tard, Leif Anderson aime encore et toujours la rivière. Alors qu’auparavant, il ne restait qu’une semaine dans le Nord, il y reste un mois entier désormais, retournant au Colorado que quelques jours avant la rentrée universitaire.
Le kayakiste n’est pas le seul à prendre son pied dans les rapides de Fort Smith. John Blyth, membre du club de pagaie de Fort Smith en a, lui aussi, fait son parc d’attractions. Tous les matins, de la mi-mai à l’Action de grâce, il consulte la hauteur des rapides avant de se jeter à l’eau.
« Ce qui fait que les rapides de la rivière des Esclaves sont aussi attirants, c’est qu’il y a tellement d’eau. C’est presque l’équivalent du Mackenzie. Bien sûr, c’est un tributaire du fleuve Mackenzie, donc ce n’est pas aussi gros, mais aujourd’hui il y avait 5000 mètres cubes d’eau à la seconde », explique l’adepte du kayak.

Que du plaisir
Comme la rivière offre une grande variété de vagues, elle reste accessible à tous les niveaux de pagayeurs, des experts aux débutants. Valérie Matte, de Yellowknife, n’en était pas à sa première rencontre avec la rivière, mais cette fois-ci, elle a décidé de s’y plonger.
« À mon premier Paddlefest, j’ai été plus observatrice. Cette année, j’ai pratiqué mes escamotages et j’ai fait partie de l’équipe de secours en canot. Je le recommande à tous, c’est que du plaisir! », s’écrie-t-elle.
Sabrina Lakhani, de Yellowknife également, s’est initiée au kayak jusqu’au bout. Elle a connu, par le fait même, trois nouvelles compagnes de voyage sur la route de Yellowknife à Fort Smith.
« J’ai pratiqué une sortie d’urgence et j’ai surfé dans les vagues, plus par pression de mes amies que de mon plein gré. Finalement c’était fantastique. J’essayais surtout de ne pas renverser », mentionne la jeune femme.

Bénéfices pour la ville
Si le festival a été l’occasion de faire de belles rencontres, de nouer de nouvelles amitiés et d’avoir un peu d’eau dans les oreilles, il n’en reste pas moins qu’il rapporte à la ville.
« Il est certain que le Paddlefest n’est pas un souvenir qu’on achète et rapporte à la maison. C’est quelque chose de moins tangible, mais cela offre une belle exposition pour Fort Smith », affirme John Blyth.