Santé en français : Les organismes du Canada convergent à Yellowknife

06 mai 2010
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Quatorze des dix-sept organismes membres de la Société santé en français ont pris part à la rencontre de Yellowknife. (Photo : Maxence Jaillet)

Quatorze des dix-sept organismes membres de la Société santé en français ont pris part à la rencontre de Yellowknife. (Photo : Maxence Jaillet)

La Société santé en français tient sa première rencontre au nord du soixantième parallèle.

Les principaux organismes de promotion de la santé en français d’un bout à l’autre du pays étaient réunis à Yellowknife les 3, 4 et 5 mai, à l’occasion de la rencontre annuelle de la table des directions générales de la Société santé en français (SSF).

« Pour la Société santé en français, c’est une première, commente la directrice générale de l’organisme, Claudine Côté. Nous n’avons jamais tenu de rencontres au nord du soixantième parallèle. »

Au terme de la rencontre, la directrice affirme avoir été épatée par l’accueil qu’ils ont reçu à Yellowknife et par la qualité des intervenants qui ont fait des présentations à la réunion. Les questions des soins de santé en région éloignée et de la santé des autochtones ont notamment été abordées par les présentateurs.

Devant composer avec des réalités diverses selon la situation particulière de chacune des dix-sept communautés membres de la SSF, l’organisme s’efforce de promouvoir les services de santé en français en tenant compte des besoins particuliers. Un objectif qui pour la directrice générale Claudine Côté relève d’abord et avant tout de la compassion et de la dignité humaine.

« Tout le monde sait que lorsqu’on souffre, on est très vulnérable, explique Claudine Côté.  Et quand on souffre et qu’on est vulnérable on veut s’exprimer dans la langue avec laquelle on se sent le plus confortable. C’est une question d’équité au niveau des services de penser que l’on peut aller chercher de l’aide dans la langue de son choix. »

Pour sa part, le coordonnateur du Réseau TNO Santé, Jean de Dieu Tuyishime, qui promeut les services de santé en français aux Territoires du Nord-Ouest, constate une nette amélioration des services et de l’attitude des autorités concernées depuis la création de l’organisme territorial, il y a cinq ans.

« Il y a beaucoup d’efforts qui sont déployés du côté gouvernemental et du côté des établissements de santé, dit-il. On voit qu’il y a une très grande volonté d’offrir des services en français. »

Cependant, certains défis demeurent à relever, note M. Tuyishime. « Bien sûr, il y a un très grand problème, commente le coordonnateur, et ce n’est pas unique aux Territoires du Nord-Ouest, c’est l’enjeu des ressources humaines bilingues capables de fournir les services. »

Selon Jean de Dieu Tuyishime, il est préférable de faire affaire avec des professionnels de la santé qui s’expriment dans notre langue, plutôt que de recourir au service d’un interprète, mais cette option n’est pas toujours disponible aux TNO.

Les priorités d’action ciblée par la FSS pour les prochaines années sont les soins destinés à la petite enfance, aux jeunes et aux aînés, de même que la santé mentale.