Personnes âgées : Les ministres veillent sur leurs ainés

17 octobre 2013
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Le ministre Tom Beaulieu (archives L'Aquilon)

Le ministre Tom Beaulieu (archives L'Aquilon)

Les ministres responsables des ainés se sont réunis à Yellowknife le 9 et 10 octobre.


Au Canada, aux fins de pension de vieillesse, un individu atteint le statut d’ainé à l’âge de 65 ans et même si cet âge limite doit se transposer à 67 ans en 2023, le nombre d’ainés au Canada augmente plus que toute autre tranche de la population.
D’après la ministre d’état responsable des Ainés du gouvernement fédéral, Alice Wong, la 15e rencontre des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des ainés a été un succès. Réunis les 9 et 10 octobre à Yellowknife, les ministres se sont entendus à travailler sur des priorités telles que l’aide aux travailleurs âgés afin qu’ils concilient les exigences de leur travail et la prestation de leurs soins. Ils se sont aussi entendus sur le besoin de sensibiliser la population à la nécessité de planifier le vieillissement chez soi et de posséder les connaissances et des compétences pour prendre des décisions financières éclairées.
Le ministre des TNO Tom Beaulieu a assuré que si de telles réunions sont utiles pour partager des idées et les meilleures pratiques entourant les ainées, les Territoires du Nord-Ouest possédaient déjà plusieurs programmes permettant d’assurer le bien-être des ainées ténois. Pour le ministre, cette réunion a été l’occasion d’acquérir de nouvelles informations pour accroitre les ressources offertes aux résidents âgés des Territoires du Nord-Ouest. « Certaines provinces ont parlé de suppression progressive de taxe pour les personnes âgées qui vivraient dans des logements intergénérationnels », avance M Beaulieu qui rappelle toutefois que cette initiative n’aurait pas d’implication aux TNO alors qu’aucune taxe n’est demandée aux Ténois de plus de 65 ans. Tom Beaulieu a noté que les Territoires se différenciaient du reste du canada, par l’absence de logements adaptés aux ainées dans les collectivités isolées du Nord et a cité l’exemple d’ainées autochtones qui n’ont pas de revenu autre que l’aide gouvernementale. Ces derniers n’auraient pas nécessairement d’argent pour obtenir un loyer dans ces types d’établissements s’il y en avait au sein de leur communauté. En réponse à cette réalité, le ministre Beaulieu a proclamé que son ministère travaillait depuis presque un an avec la société d’habitation des TNO pour planifier de meilleur logement adapté aux personnes en perte de mobilité. Il mentionne que cette initiative s’intègre très bien dans la volonté nationale d’appuyer le vieillissement à domicile.
Des initiatives qui requièrent des balises
Lisant le communiqué de presse de la réunion ministérielle, Jean de dieu Tuyishyme, le coordonnateur du réseau TNO Santé en Français, approuve la direction empruntée par les discussions. Il argumente néanmoins que si le vieillissement a domicile est tout désigné pour l’héritage autochtone au territoire, il s’attend à ce que des balises soient mises en place pour protéger les ainés et les aidants naturels qui leurs portent soins. « On connait le problème de logement aux TNO, déjà les familles vivent à l’étroit, et si on doit mettre à l’étroit des personnes en perte de mobilité, qui ont besoin de chaise roulante ou de canne, ça ne donne pas beaucoup d’espace dans des maisons qui sont d’habitude surpeuplées », dit-il ajoutant que les aidant naturel doivent obtenir de l’aide pour ne pas être débordés par leur travail, leurs enfants, les soins qu’ils doivent porter à leurs ainés.
Les ministres se sont donné rendez-vous dans un an pour examiner les progrès sur les priorités en cours alors qu’ils se réuniront à l’Île-du-Prince-Édouard, en octobre 2014.