Éditorial : Les livres, mes compagnons de toujours

24 septembre 2015
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J’ai de la difficulté à me souvenir de mes premières expériences de lecture, en dehors de l’école. Tout ce dont je me souviens, c’est que dès la 5e année j’étais un des élèves constamment à la bibliothèque de l’école. Puis ma mère m’a amené à la bibliothèque municipale, un samedi. Quelle découverte!
Si l’école élémentaire avait quelques milliers de livres sur ses tablettes, la bibliothèque municipale avait des livres sur deux étages, dont la bibliothèque des plus jeunes au deuxième. Vous souvenez-vous des films où le héros est ébahi par la découverte d’un trésor? Je devais avoir la même bouille lorsque j’ai vu devant moi des centaines de livres de la Bibliothèque rose. Le Clan des sept, le Club des cinq, Fantômas et Fantômette, toutes des séries de bouquins pour les enfants se retrouvaient sous un même toit.
J’y ai passé les quatre ou cinq années suivantes, arrivant tôt le samedi pour retourner mes livres et en sélectionner quelques-uns qui me dureraient le reste de la semaine. Par la suite, mon école secondaire n’était qu’à quelques centaines de mètres de la bibliothèque et je pouvais m’y rendre après l’école quitte à marcher les deux kilomètres jusqu’à la maison. Il faut mentionner ici que j’avais aussi accès à la bibliothèque de mon école secondaire. On n’a jamais trop d’une bonne chose.
Puis un jour, un autre miracle s’est produit. La bibliothécaire du deuxième étage me demande de la suivre jusqu’au premier étage (les livres pour adultes). On me remet une nouvelle carte de bibliothèque qui me donne maintenant accès à la bibliothèque des grands. J’y découvre alors tout un tas d’auteurs, de Boris Vian à Ian Fleming, en passant par Exbrayat et Agatha Christie, je naviguais parmi les classiques du mystère, du fantastique et de la science-fiction. Pas un genre ne m’a échappé.
La lecture sera toujours mon passe-temps favori, mais à la différence d’autres passe-temps, toutes les minutes passées à lire m’apprennent de nouvelles choses et me font découvrir de nouveaux horizons. Une soirée sans avoir ouvert un bon livre n’est pas une bonne soirée et c’est probablement la raison pour laquelle je n’ai jamais eu une télé dans ma chambre à coucher, bien qu’il m’arrive parfois de dormir sur le divan, mais ça, c’est une autre histoire.
Cinquante ans plus tard, je suis encore un avide lecteur, les copies en papier se chamaillant avec ma tablette sur ma table de chevet. Je serai toujours un lecteur assidu.