Changements climatiques : Les jeunes et le climat

23 juillet 2009
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50 jeunes deviendront des leaders du climat à Inuvik.

 

Le mois prochain, du 17 au 20 août, quelques dizaines de jeunes adultes âgés de 18 à 30 ans se réuniront à Inuvik pour se perfectionner en leadership climatique. C’est l’opportunité pour des Autochtones et non Autochtones du pays de développer leur voix au sujet des changements climatiques dans les régions nordiques.

« L’intérêt principal du sommet est d’accroître leurs aptitudes de leaders et qu’ils puissent communiquer efficacement les impacts des changements climatiques vers différentes audiences. Nous voulons donner à ces enjeux une voix dynamique au niveau local, territorial et national », explique Katherine Mackenzie, de l’Institut Pembina à Yellowknife.

Les participants pourront se familiariser avec les rouages des politiques en matière d’environnement, comment sont prises les décisions et qui les prend. Pour l’analyste en politique environnementale, ce forum est une bonne opportunité pour comprendre comment les choses sont reliées, car les jeunes acquerront des connaissances leur permettant de mieux situer l’impact de leurs actions ou de leurs démarches.

Un des intervenants principaux de ce sommet d’Inuvik n’est nul autre que Michael Byers, un spécialiste des politiques et des lois internationales qui enseigne à l’Université de la Colombie-Britannique. Ce chercheur qui publiera son nouveau livre sur la souveraineté arctique en octobre prochain estime qu’il est important pour les décideurs de réaliser que les enjeux ont un impact sur l’homme et la nature, alors que les politiques publiques qui les soulèvent peuvent paraître parfois abstraites.

« Je suis excité à l’idée de parler avec les jeunes résidents du Nord sur ce qu’ils peuvent faire pour promouvoir une action globale contre les changements climatiques », écrit-il à L’Aquilon dans un échange de courriels.

Micheal Byers est favorable à l’élaboration d’une déclaration durant ce sommet. Selon lui, ces manifestations écrites sont « les annales durables du résultat de négociations et d’idées novatrices ». Il compare une déclaration comme celle qui pourra être rédigée par ces leaders climatiques à une fondation concrète sur laquelle des accomplissements de plus grande portée peuvent être construits.

L’idée pour ce sommet d’Inuvik serait de rédiger une déclaration en vue de soumettre au gouvernement canadien le point de vue des jeunes leaders afin qu’il soit représenté à la prochaine conférence des Nations Unies sur le changements climatiques, à Copenhague en décembre 2009.

Cette nouvelle déclaration ne sera pas une première, car ce sont les cinq premiers signataires de la déclaration d’Inuvik sur l’action globale et les changements climatiques arctiques ratifiée en décembre 2008 qui organisent ce sommet dans l’unique ville arctique canadienne : le Gwich’in Council International, l’Arctic Athabaskan Council, le Réseau action climat Canada, Ecology North et l’Institut Pembina.

D’après Katherine Mackenzie, les participants seront encouragés à prendre part à d’autres actions concrètes sur la question des perturbations environnementales dues aux changements climatiques. Elle mentionne la date du 24 octobre qui est le jour d’action autour du climat et de la possibilité de faire partie des 100 000 personnes qui veulent se réunir pour une manifestation pacifique sur la colline Parlementaire afin de forcer Ottawa à adopter une politique forte sur le climat.