Commission scolaire francophone des TNO : Les députés de Yellowknife se prononcent sur l'éducation en français

12 mars 2015
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- J'ai demandé plusieurs fois au gouvernement combien tous ces procès ont coûté sans jamais avoir de réponse (Daryl Dolonny)
 

Admissions, poursuites, infrastructures: les députés de Yellowknife réagissent à la demande d'appui de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest.
De manière générale, la député de Frame Lake Wendy BIsaro dit supporter les demandes de la CSFTNO présentées le 20 février dernier aux députés de Yellowknife, y compris les membres du gouvernement. «Je désapprouve, a-t-elle dit, la décision de la Cour Suprême des Territoires du Nord-Ouest [sur les espaces nécessaires]. Je crois que la décision de la première instance était la bonne.» Quant à la question des admissions, Mme Bisaro n'a pas d'opinion ferme. La vérité, évalue-t-elle, se trouve entre la crainte du gouvernement de trop dépenser en infrastructures et la volonté de la CSFTNO d'admettre dans ses rangs Métis et immigrants francophones.

Daryl Dolynny
Le député de Range Lake Daryl Dolynny a manifesté un appui bien marqué aux demandes manifestées par la CSFTO. Cette dernière a entre autres demandé au ministère de l'Éducation, de la Culture et de la Formation de lui fournir des plans tenant compte des espaces accordés en jugement de première instance, et qui pourraient revenir dans le décor avec un jugement en Cour Suprême du Canada.
M. Dolynny s'insurge contre les dépenses juridiques du gouvernement ténois. «Avec tout l'argent dépensé en cour, dit-il, on aurait pu construire les locaux. J'ai demandé plusieurs fois au gouvernement combien tous ces procès ont coûté sans jamais avoir de réponse.»
Tant pour ce qui est d'une plus grande liberté pour les admissions que pour des infrastructures plus complètes, le député de Range Lake considère que les demandes de la CSFTNO sont justes. «Il faut regarder l'ensemble, dit-il. Ils n'ont pas de salle de musique, de théâtre. (...) M Miltenberger a dit qu'il fallait investir dans nos infrastructures. Ce serait contre-intuitif de ne pas le faire pour Allain St-Cyr. Et Hay River est dans la même situation. (...) Jean de Dieu Tuyishime, Yvonne Careen et Suzanne Montreuil ont fait du travail, ils ont mon support. Les francophones doivent tenir leur position. Je ne suis pas heureux avec la façon dont le gouvernement se traîne les pieds dans ce dossier.»

Robert Hawkins et Bob Browmley
Les députés de Yellowknife Centre et de Weledeh Robert Hawkins et Bob Browmley ont davantage perçu la rencontre comme une session d'information que comme une recherche d'appui. M. Hawkins a toutefois dit supporter les expansions nécessaires aux écoles de la Commission afin que ses élèves aient un environnement juste et égal. «Le gouvernement a mis beaucoup d'argent dans les procès, a-t-il ajouté. Des gens comme moi auraient plutôt mis cet argent pour faire avancer l'éducation. Ça aurait été mieux dépensé.»
Quant à Bob Bromley, il considère légitime que la CSFTNO ait davantage de latitude dans les admissions à Hay River étant donné l'absence d'école d'immersion dans cette communauté.