Campagne électorale : Les chefs se font (enfin) entendre dans des débats

17 septembre 2015
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OTTAWA – Avec la multiplication des sources d’information, les chaînes d’information en continu et l’omniprésence des médias sociaux, on serait porté à croire qu’en 2015, il est plus facile que jamais de connaître le point de vue des candidats qui aspirent à devenir député ou premier ministre. Ce n’est pourtant pas le cas.
En effet, depuis le début de la présente campagne électorale, la plus longue de l’histoire du pays, les journalistes repartent souvent bredouilles dans leur quête de connaître les intentions des chefs des principaux partis et de leurs candidats.
Restrictions sur le nombre de questions autorisées, candidats qui n’accordent pas d’entrevues avant la tenue de l’élection, questions qui sont dirigées vers les attachés de presse et les hautes instances du parti, journalistes qui sont hués lorsqu’ils posent des questions délicates durant des événements partisans, tout y est.
En contrepartie, les médias sociaux et autres possibilités infinies qui existent afin de s’exprimer peuvent s’avérer un terrain dangereux et mener à certains dérapages. D’ailleurs, en comptabilisant le nombre de candidats qui se sont retiré de la course ou qui se sont carrément fait montrer la porte au cours des six dernières semaines, on peut comprendre les responsables de chaque campagne respective de vouloir contrôler le message autant que possible.
Même la tenue d’un débat des chefs, un exercice qui était autrefois relativement simple et sur lequel la plupart des partis parvenaient à s’entendre sans trop de problèmes, engendre dorénavant des négociations laborieuses. Il y a quelques années, on se rappellera que la principale controverse concernait la pertinence d’y inviter la chef du Parti vert, Elizabeth May. En 2015, des chefs menacent de boycotter les débats tandis que d’autres indiquent qu’ils y participeront à condition que tel ou tel chef en fasse de même.
Malgré tout, les électeurs auront l’occasion d’entendre les chefs de parti à quelques reprises d’ici le 19 octobre.
C’est le jeudi 17 septembre que les chefs ont l’occasion de croiser le fer en personne pour la première fois depuis le débat de la revue MacLean’s organisé au début août. Une semaine plus tard, soit le jeudi 24 septembre, un consortium de radiodiffuseurs dont fait partie Radio-Canada tiendra un débat en français. Le 28 septembre, l’organisme torontois Munk Debates présentera un premier débat des chefs à Toronto, événement qui sera diffusé sur CPAC. Ce sera un débat bilingue, mais tout indique que l’anglais dominera lors des échanges.Il y aura un débat le 2 octobre prochain sur les ondes de TVA. Finalement, le consortium des radiodiffuseurs tiendra un débat en anglais le 8 octobre. Stephen Harper a déjà indiqué qu’il n’y serait pas et Thomas Mulcair n’entend pas y être, à moins que le chef conservateur change d’idée.

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