Diplomation de DELF : Les candidats ont doublé aux Territoires du Nord-Ouest

16 avril 2014
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Le mardi 15 avril, ces élèves de 6e année de français de base de l'école Weledeh passaient l'examen pour l'obtention du Diplôme d'études de langue française. On leur souhaite bonne chance!

Le mardi 15 avril, ces élèves de 6e année de français de base de l'école Weledeh passaient l'examen pour l'obtention du Diplôme d'études de langue française. On leur souhaite bonne chance!

L'utilisation d'un diplôme émis par le gouvernement hexagonal vient combler une importante lacune canadienne.
 

Ils étaient 23 en 2012-2013, ils sont cette année 48 élèves candidats — dont trois d'Inuvik — à tenter d’obtenir le Diplôme d'études de langue française, plus communément appelé le DELF, qui sert évaluer les compétences linguistiques des apprenants de français langue seconde. Une augmentation qui témoignerait de la croissance en cours dans le reste du Canada. Pourquoi? « Le DELF est de plus en plus exigé pour des formations de maîtres, explique la coordonnatrice des programmes de français à la Yellowknife Catholic Schools, Josée Clermont. En Alberta, le Campus Saint-Jean s'en va dans cette direction. » En outre, de nouvelles catégories ont été créées, ce qui augmente la clientèle.
Le DELF se décline en niveaux échelonnés de A1 à C2, ce dernier étant considéré comme très expert. La YCS, qui est officiellement devenue cette année le centre DELF-DALF (diplôme avancé de langue française) pour les Territoires du Nord-Ouest, ne fait pas encore passer les tests pour le niveau C. Le niveau scolaire s'échelonne entre A à B. Au niveau A2, un élève a une base minimale pour lire, écrire et dialoguer. « En B1, précise Josée Clermont, tu peux voyager en Europe et te débrouiller, et avec un diplôme de niveau B2, tu peux entrer dans une université francophone reconnue sans avoir besoin de passer un test de français. »

Oral, écrit, interactivité
Si le DELF est délivré par le ministère de l'Éducation de France, il est en fait basé sur le Cadre européen commun de références pour les langues (CECR), qui évalue les compétences linguistiques dans 33 autres langues, et a été développé par le Conseil de l'Europe à la fin des années 80, afin de promouvoir le multiculturalisme et la mobilité des travailleurs à l'échelle européenne. Aujourd'hui, le DELF est offert et reconnu dans 166 pays.
L'utilisation d'un diplôme émis par le gouvernement hexagonal vient combler une importante lacune canadienne. « Alors que nombre de pays délivrent un diplôme de langue, déplore la coordonnatrice des programmes de français de la YCS, le Canada n'a pas d'outil national en français. L'Association des professeurs d'immersion milite pour qu'un tel diplôme soit créé. » Josée Clermont ajoute que le DELF est un diplôme plus précis et indicatif des capacités de son titulaire que celui utilisé précédemment par la Yellowknife Catholic Schools. L'examen pour l'obtention du DELF comprend de l'interaction, des étapes de production et de compréhension orales et écrites, et chacune de ces composantes des compétences langagières est notée sur le diplôme. Autre bénéfice selon Josée Clermont : le processus utilisé par les enseignants pour préparer leurs élèves à l'examen est motivant, car il les amène à réfléchir à leur enseignement et à développer des stratégies pédagogiques. « Et comme l'examen propose des situations basées sur la vie réelle, note-t-elle, ça donne confiance aux élèves qu'ils peuvent utiliser le français dans la vie de tous les jours. »
Jusqu'à l'automne 2012, le DELF s'adressait uniquement aux élèves de la septième à la douzième année. Cette année, la YCS offre le DELF Prime aux huit à 12 ans en projet pilote, dans une classe de 6e année de français de base à l'école Weledeh, et la version Tout public pour les adultes. L'examen se donne deux fois par année, à l'automne et au printemps, à la même heure partout au Canada.