YellowKnife
- -
Inuvik
- -
Hay River
- -
FortSmith
- -
Fort Simpson
- -
 

Francophonie, Politique

Francophonie des TNO : Les budgets se resserrent

Favori Impression :: Les budgets se resserrent Hélène BoulayHélène Boulay
Paru le 14 juillet 2011
1 Commentaire(s)
Peter Van Loan a donné une conférence de presse concernant les arts, la culture et les langues officielles, le mardi 12 juillet, au nom du ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, James Moore. (Photo : Hélène Boulay)
Peter Van Loan a donné une conférence de presse concernant les arts, la culture et les langues officielles, le mardi 12 juillet, au nom du ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, James Moore. (Photo : Hélène Boulay)

Les organisations francophones des TNO s’inquiètent de leur avenir financier à la suite de plusieurs refus à des demandes de financement faites auprès de Patrimoine canadien totalisant un montant de presque 100 000 $.

Plusieurs organisations francophones des Territoires du Nord-Ouest ont reçu un appel cette semaine les informant de la décision de Patrimoine canadien de refuser leur demande de financement pour des projets sous l’accord de collaboration entre le ministère du Patrimoine canadien et le réseau associatif francophone des Territoire du Nord-Ouest. Selon les modalités de cet accord, une enveloppe de 576 000 $ est distribuée chaque année entre les membres du réseau associatif. Du montant total, 80 % doit couvrir des dépenses en lien avec la programmation régulière des organisations, les dernier 20 % sont répartis selon des demandes de financement pour des projets qui diffèrent chaque année. La majorité des projets présentés pour l’année fiscale 2011-2012 ont été refusés, malgré le fait qu’ils aient passé le processus de sélection habituelle, explique Léo-Paul Provencher, directeur général intérimaire de la Fédération franco-ténoise (FFT).

« Les projets sont écrits par les différents membres associatifs au cours des mois de septembre et octobre. Ils sont ensuite déposés à la table des propositions qui comprend des membres des communautés francophones de Yellowknife, de Hay River, de Fort Smith et du delta du Mackenzie. Le comité est appuyé par des représentants du gouvernement territorial et de Patrimoine canadien. Le comité rédige ensuite un rapport et émet des recommandations. Les demandes de projet sont ensuite envoyées au ministère de Patrimoine canadien en plus d’être présentées devant l’AGA de la FFT, par souci de transparence. »

M. Provencher explique que c’est la première fois qu’il voit des projets ayant passé toutes ces étapes se faire refuser par le ministère. Il ajoute que les demandes de financement pour ces mêmes projets qui ont été soumises par le biais du même processus au gouvernement des TNO, sous le programme de développement culturel et communautaire, ont été acceptées. « Nous nous demandons pourquoi le gouvernement fédéral est allé contre le processus qui est en place depuis des années pour la distribution des fonds réservés aux organisations francophones. » 

Le ministère de Patrimoine canadien n’a pas donné suite aux appels de L’Aquilon. Il est donc impossible de savoir pour l’instant si les 100 000 $ de financement de projets, qui devaient être alloués aux organismes francophones en vertu de l’entente, sont coupés ou s’ils seront réinvestis dans d’autres projets. En conférence de presse, le leader du gouvernement à la Chambre des communes, Peter Van Loan, a réitéré la position du gouvernement selon laquelle le financement aux organismes devrait répondre à la notion de « value for money ». « Les organismes ne devraient pas ressentir que du financement leur est dû, souligne M. Van Loan. Ce n’est pas parce qu’un organisme a reçu du financement dans le passé qu’il va en recevoir dans le futur. » Interrogé sur les raisons pour lesquelles le ministère de Patrimoine canadien n’a pas suivi les recommandations de la table des propositions et de l’AGA de la FFT, M. Van Loan a simplement répondu qu’il appartient au bureau du ministre de prendre des décisions quant à la façon dont sont gérés les fonds publics afin de maximiser leurs impacts.

 

Réaction

Pour l’instant, les organismes franco-ténois devront trouver d’autres formes de financement s’ils comptent mener à terme leurs projets de développement pour l’année. La directrice générale de l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY), Marie Coderre, explique que cette situation met en péril la stabilité économique de son organisation. « Il s’agit d’une forme de financement récurrente, donc si ce financement est coupé, cela fragilise notre association. » L’AFCY s’est vue refuser une demande de financement de 22 000 $ pour un projet intitulé La culture sous la loupe.

Le projet de communication de l’Association franco-culturelle de Hay River (AFCHR) s’est aussi vu refuser une aide financière d’une valeur de 12 000 $. « Il va falloir revoir nos priorités et déterminer comment arriver à nos mêmes buts sans ce financement, » explique Catherine Boulanger, agente de développement pour l’AFCHR.

La deuxième partie du projet de communication entamé l’an dernier par la FFT perd un financement de 50 000 $. Ce projet avait été ciblé par la communauté comme étant une priorité afin de faire avancer la communauté ténoise, soutient Léo-Paul Provencher. Parmi les organismes, L’Aquilon et l’Association des parents ayants droit de Yellowknife se sont aussi fait refuser des projets de développement. Seule l’Association des francophones du delta du Mackenzie s’est vue remettre un montant de 9000 $ pour l’organisation d’un événement culturel.

 

 

Favori Impression :: Les budgets se resserrent

Partager cet article :


  • Ajouter cette article à vos favoris Ajouter cette article à vos favoris
  • Ajouter cette auteur à vos favoris Ajouter cet auteur à vos favoris

Tous les commentaires (1)

Écrit par Anonyme, 17 juillet 2011, 21 h 31
C'est peut-être le temps pour la francophonie de regarder de près comment la FFT utilise les fonds publics. Peut-être que les représentants gouvernementaux ont vu des choses que les Asso,s refusent de voir ou ne prennent tout simplement pas leur responsabilité face à la gestion financière de la FFT. Rappelez-vous du message que j'ai laissé quand le CA de la FFT a mis fin a mon contrat comme directeur du Collège des TNO. Je n'était pas d'accord avec la façon que cette dernière utilisait les fonds du Collège. Le vérificateur du GTNO n'a pas trouvé d'erreurs comptables, mais a qualifié de possibité de miss management, ou mauvaise utilisation des fonds publics par la FFT. Cherchez Donald Violette ou CTNO pour les détails. C'est triste de voir la francophonie s'éteint à petits feux, de voir des gens qui se dévouent corps et âmes pour maintenir un certain niveau de sentiment d'appartenance et voir leurs projets mourir. Membres des différents CA d'asso's, scrutez bien les finances des 4 dernières années de la FFT. Posez des questions sur où et à qui va l'argent. Vous pourrez ainsi me traiter de frustré ou vous me donnerez raison. Que reste t'il qui fonctionne dans les TNO. Le CDÉTNO. Bon courage, Donald Violette

Sondage

Aucun sondage sur le site présentement!

Voir tous les résultats des sondages

 

éditorial de la semaine

Un moment rempli d'émotion

Écrit par Alain Bessette
J’ai assisté à un moment vraiment chargé d’émotion en ce début de semaine. Un couple de nos connaissa...
 
 
 
 

médiathèque

Les contrastes de l'arctique moderne (MJ)
Les trois collines où les roches affutées servaient d'ulu (MJ)
La structure nord du Pont
 

Salle de rédaction de Hay River :

Journaliste : Édith Vachon-Raymond
77A Woodland, Hay River, NT
Tél. : (867) 875-8808
Téléc. : (867) 874-2687
|

Salle de rédaction de Yellowknife :

Journaliste : Maxence Jaillet
C.P. 456, Yellowknife NT X1A 2N4
Tél. : (867) 873-6603
Téléc. : (867) 873-6663
|

Administration :

Direction Alain Bessette
C.P. 456, Yellowknife NT X1A 2N4
Tél. : (867) 873-6603
Téléc. : (867) 873-6663