Santé en français : Les aînés : nouvelle stratégie pour 2016

08 octobre 2015
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Lors de la dernière attribution des prix, en 2012, la Société santé en français a reconnu entre autres l’équipe clinique du programme de Gestion personnelle de ma santé (GPS), de l’Hôpital général de Hawkesbury et District. (Crédit photo : SSF)

Lors de la dernière attribution des prix, en 2012, la Société santé en français a reconnu entre autres l’équipe clinique du programme de Gestion personnelle de ma santé (GPS), de l’Hôpital général de Hawkesbury et District. (Crédit photo : SSF)

La Société santé en français (SSF) tiendra deux rencontres au cours des prochaines semaines pour élaborer ses plans stratégiques à moyen et long terme.
« On est aujourd’hui à la mi-temps de notre plan de cinq ans, signale le directeur général Michel Tremblay. C’est maintenant qu’on commence à réfléchir à ce qu’on va faire à partir de 2018. »
Le grand patron de la SSF évoque ainsi la Feuille de route pour les langues officielles 2013-2018, qui prévoyait des investissements de 22,5 millions. Répartis entre le siège social et les 16 membres du réseau au pays, ces fonds permettent de poursuivre un nombre d’initiatives de santé mentale, d’offre active de services et de rétention des ressources humaines.
La nouveauté pour 2016, précise le gestionnaire, est un dossier pour les aînés. L’organisme a obtenu l’autorisation de Santé Canada pour avancer avec trois stratégies : augmenter l’accès aux services à domicile, les services de longue durée et les soins spécialisés aux aînés.
Parmi les soins spécialisés, explique Michel Tremblay, « on parle d’actions liées à l’évolution de maladies chroniques et à l’offre de soins palliatifs en français. Il y aura des projets dans chaque province et territoire. On va tenter de monter des modèles conjointement avec leurs services de santé. »

Normes linguistiques
Le directeur général suggère une priorité, parmi les initiatives de la SSF : le développement de normes linguistiques avec Agrément Canada. « Ça fait deux ans qu’on avance avec des projets un peu partout au pays. D’après moi, c’est celui qui est le plus important. »
Il a d’abord fallu sensibiliser l’organisme normatif à l’importance des communications sur la qualité et la sécurité des services. Une étude a été faite sur des modèles européens et américains. Puis, un projet pilote a été réalisé dans un centre cardiaque au Nouveau-Brunswick.
« On a un organisme de normes en santé qui possède une très grande crédibilité, poursuit Michel Tremblay. Son rôle est de mettre en place des normes de qualité nationales. La sécurité des citoyens fait partie de ces normes et les barrières linguistiques sont un enjeu de sécurité très important.
« Notre rôle est de s’assurer que les gens qui reçoivent des services soient compris dans les deux langues officielles. Ce sera encore plus important au cours des prochaines années avec l’arrivée de l’aide médicale à mourir. Il est essentiel de se faire comprendre quand on donne son consentement. »
Quelque 7 700 établissements dispensent des services de santé en français en situation minoritaire au Canada, selon une étude de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques publiée en mai.
Lors de son forum national Connexion 2015, la SSF réunira cinq membres de chacun de ses réseaux, les 16 et 17 octobre à Ottawa. À l’ordre du jour : ce qui a été accompli jusqu’à présent et ce qu’il reste à accomplir d’ici 2018.
Au cours de l’évènement, deux récompenses seront dévoilées : le Prix Hubert Gauthier soulignant l’œuvre d’un champion ou d’une championne de la santé en français et le Prix de reconnaissance pour la réalisation exceptionnelle d’une équipe.
L’organisme tiendra son assemblée générale annuelle le 3 novembre.