Réseau TNO Santé en français : Les activités sont interrompues

06 février 2004
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Depuis l’embauche de Yves Plourde comme coordonnateur du Réseau TNO Santé en français, c’est la Fédération Franco-TéNOise (FFT) qui assumait les coût de fonctionnement du nouvel organisme. Mais des délais dans l’attribution du financement ont obligé la FFT à mettre le projet en veilleuse.

« Au niveau administratif, le FFT est tributaire de la Société Santé en français Canada pour ses budgets et le réseau des TNO, jusqu’à maintenant, a été mis sur pied par le financement de la FFT qui a investi plusieurs dizaines de milliers de dollars dans le projet, à la suite d’une garantie que l’argent allait être versé par le réseau national, ce que l’on espère toujours. Mais l’argent n’a toujours pas été versé à cause d’une importante vérification effectuée au cours des derniers mois », explique le directeur général de la Fédération franco-ténoise, Léo-Paul Provencher.

Une situation que vient confirmer Hubert Gauthier, président du réseau national. « Au niveau national, le ministère de la Santé a décidé de faire une vérification de nos livres à deux reprises. Ça vient de se faire, mais durant toute cette période, il semble qu’il y ait des règles à Santé Canada qui stipulent qu’il ne peut se faire aucune transaction financière. C’est-à-dire que les sommes engagées pour nous n’ont pas pu être versées ». Bien qu’il n’ait pas encore eu de confirmation formelle, M. Gauthier affirme que la situation est revenue à la normale et que l’argent devrait arriver sous peu.

« Dès que l’on touche l’argent, il sera acheminé dans les réseaux en fonction des règles que tout le monde connaît et nous sommes à reprendre les discussions avec le ministère à la suite de la vérification. J’ai de bonnes raisons de croire que tout reprendra normalement très bientôt », poursuit-il.

De son côté, la FFT n’était plus en mesure d’assumer le financement d’un employé pour le réseau ténois. « C’est une décision purement administrative. La FFT ne pouvant pas, sur ses deniers, supporter et risquer davantage quelque dépense que ce soit, puisque nous nous sommes déjà beaucoup compromis. Évidemment, nous sommes très attristés du départ de M. Plourde, parce qu’il a réalisé plusieurs étapes de mise en place d’un comité de travail. Nous étions sur le point d’aller discuter avec des hauts fonctionnaires de la santé territoriale », dit M. Provencher.

Jusqu’à ce que la FFT reçoive de l’argent et qu’elle redémarre le projet, cette dernière maintient un lien avec l’organisme national de santé en français. « Dans la mesure où le dossier financier sera réglé et que l’argent sera là, on recommencera à réserver plus d’heures de ressources humaines pour supporter la livraison de ce service », assure Léo-Paul Provencher, qui conserve précieusement les dossiers préparés par Yves Plourde.

Réseau TNO Santé en français ne serait pas la seule organisation canadienne à avoir été contrainte à effectuer des mises à pied dans cette situation, fait savoir M. Provencher. « C’est compréhensible et, dans plusieurs cas, on nous en a informé et ça nous a aidé à faire savoir au ministère de la Santé que lorsqu’un ministre comme Stéphane Dion annonce un programme, les gens s’enlignent en fonction de ces annonces et, par conséquent, la machine administrative doit suivre », répond Hubert Gauthier. Rappelons que le Plan d’action sur la dualité linguistique au Canada, préparé par Stéphane Dion, annonçait un financement d’environ 119 millions de dollars pour l’élaboration d’un réseau de santé en français au pays.