Le Conference Board du Canada : Les TNO en croissance économique?

Selon un récent aperçu économique, réalisé par le Conference Board du Canada, le produit intérieur brut des Territoires du Nord-Ouest devrait connaître une croissance économique en 2010. Une bonne nouvelle pour les territoires, qui ont connu une année 2009 plus difficile.

Cette perspective économique, présentée par le Conference Board du Canada, un organisme de recherche indépendant à but non lucratif, est la première de l’organisme, jusqu’à ce jour, à porter sur le Nord.

« Ça fait partie d’un centre de recherche sur le Nord canadien que le Conference Board a inauguré récemment », a partagé Marie-Christine Bernard, économiste pour l’organisme, en entrevue à Radio Taïga. Mme Bernard a expliqué que le Conference Board a travaillé à mettre au point un modèle économique pour chacun des territoires, grâce à l’inauguration de ce centre, alors qu’auparavant, le Yukon, les TNO et le Nunavut étaient analysés ensemble.

Pour 2010, le produit intérieur brut canadien subira une croissance d’en moyenne 2,8 %. Pour ce qui est des trois territoires réunis, le Conference Board du Canada prévoit une croissance de 3,6 %. « On voit que c’est une très bonne performance en 2010 [pour les trois territoires] », a affirmé l’économiste en entrevue. Aux TNO, une croissance de 1,5 % est prévue dans la prochaine année, notamment grâce à une hausse de la vente de diamants dans le marché asiatique. Le secteur des diamants avait connu une année 2009 un peu plus difficile en raison de la récession économique. Il n’est pas sans rappeler que le secteur minier représente plus de 35 % de l’économie des TNO, d’après des renseignements fournis par l’économiste.

« Le secteur minier va donner un élan aux trois territoires », a expliqué Mme Bernard. Elle a précisé qu’au Yukon, l’ouverture d’une nouvelle mine, « la mine Wolverine », sera particulièrement bénéfique au territoire. Du côté du Nunavut, l’or devrait jouer un rôle primordial en 2010, avec l’ouverture d’un nouveau site d’exploration. « Le potentiel est énorme au Nunavut », dit l’économiste. Elle soutient cependant « [qu’]il faut que les prix soient intéressants et soient assez élevés aussi pour permettre de l’exploration ». Elle explique qu’en période de crise économique, il est plus difficile d’aller chercher le crédit nécessaire au démarrage de phases exploratoires, de là l’importance de maintenir des prix assez élevés pour générer les fonds d’exploration.

« Nous produirons deux fois par année [des aperçus économiques de ce genre] », a précisé Mme Bernard. Une mise à jour sera faite deux fois par année par le Conference Board du Canada afin de suivre de près les développements économiques du Nord canadien.