Arts visuels : Le retour d’un artiste

26 février 2015
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Le peintre, batteur et enseignant Marc Lacharité, rayonnant de psychédélisme! (Gracieuseté de l'auteur)

Le peintre, batteur et enseignant Marc Lacharité, rayonnant de psychédélisme! (Gracieuseté de l'auteur)

Marc Lacharité privilégie l'abstraction et l'improvisation
 

L'apprentigre, Cruchon encore plus affecté que son propriétaire, La beauté se fraie toujours un chemin par les fentes du délire, autant de titres ahurissants pour des peintures qui ne le sont pas moins. Voilà Marc Lacharité qui, après 17 ans d'absence, revient à Yellowknife le temps d'une exposition.
« Je fais un petit retour à la première place où j'ai exposé », raconte Marc Lacharité, qui enseigne actuellement en 6e année à Opitciwan, en Mauricie. Marc a passé six ou sept années à Yellowknife, où il jouait de la batterie dans le groupe Small Town Rhinos, où on retrouvait le chroniqueur du Yellowknifer Mike Bryant ainsi que David Mulligan.
« J'ai eu du bon temps ici, se rappelle avec nostalgie Marc Lacharité. Je m'ennuie des aurores boréales, de mes amis qui sont restés. »
À Opitciwan, Lacharité a continué à faire de la musique et s'est équipé d'un studio. Certaines de ses pièces ont joué à la radio Internet française la Grosse Radio. Mais la peinture le passionne de plus en plus et il prévoit faire plusieurs expositions dans les prochaines années.

Abstraction, psychédélisme
L'exposition qui se tiendra à la maison Laurent-Leroux du 4 au 20 mars consiste en une dizaine de tableaux peints, pour l'essentiel, l'an passé. Le peintre se sent démuni pour parler de son travail pictural. Il convient qu'il y a quelque chose de psychédélique dans son esthétique, avec la palette de couleurs vives, le type de formes, le rappel des mandalas. « Le psychédélique, c'est aussi de la musique que j'ai eue dans le corps, rappelle Marc. Je suis né en 1965 et mes tantes écoutaient toutes de la musique comme ça. »
Lacharité, dont le peintre préféré est Alfred Pellan, travaille l'acrylique, rarement avec des croquis préalables. « J'improvise, explique-t-il, puis je regarde les directions que ça prend, je retravaille un détail, parfois en soulignant des couleurs d’un trait noir. À la fin, je regarde mes toiles, je me demande qu'est-ce que c'est, et je trouve un titre. J'adore trouver des titres! »