Voyages : Le point de non-retour

01 octobre 2015
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L'équipage des Chemins de l'or Bleu entoure François Paulette, Geneviève Coté et John Blyth sur la berge de la rivière Slave. (Crédit photo : gracieuseté CDLB)

L'équipage des Chemins de l'or Bleu entoure François Paulette, Geneviève Coté et John Blyth sur la berge de la rivière Slave. (Crédit photo : gracieuseté CDLB)

Les six canoteurs des Chemins de l'or bleu viennent de quitter leur dernier site de ravitaillement avant d'atteindre Inuvik, leur destination finale.


« Moins de trois semaines, ce serait l'idéal! » C'est le temps que Julien Bilodeau espère mettre pour parcourir les 1 400 km qui séparent Hay River et Inuvik en naviguant sur le fleuve Mackenzie. Impatient d'arriver? Oui, car plus cette étape est rapide moins le risque d'être arrêté par le début de l'hiver est probable, et non, car c'est la fin d'un voyage de 6 mois entre la mégapole québécoise et la première ville de l'Arctique Canadien.
Pour ces six canoteurs d'eau vive, traverser le Canada en remontant lacs et rivières jusqu'en Alberta pour ensuite se laisser couler vers le Grand Nord était juste un rêve. Un rêve qui se réalise grâce à l'initiative d'un des leurs, Martin Trahan, au soutien de plusieurs commanditaires, à une énorme préparation et à la volonté des aventuriers. Malgré les petits soucis, la fatigue musculaire ou la dynamique de groupe, le rêve est encore bien présent.
Annick Shamlian s'émerveille de la gentillesse des gens : « Nous avons fait la rencontre de personnes exceptionnelles, récolté tant de gentillesse que ça redonne foi en l'humanité. »
Pour Julien Bilodeau, c'est la nature et la beauté du Nord canadien. « Quand on a dépassé le portage Methye, c'est vraiment là que ça ma touché. Désormais, notre destination ne serait que le Nord. Et quel accueil : des aurores boréales le matin et la beauté du paysage. » Et Martin Trahan de résumer : « Nous sommes maintenant plus que la somme des individus dans les canots. Nous sommes un groupe qui a fait un grand bout de chemin ensemble. »


Prudence
À la frontière des TNO, alors qu’ils faisaient face aux rapides de la rivière Slave, les membres des Chemins de l'or bleu ont fait un choix prudent : effectuer le portage entre Fort Fitzgerald et Fort Smith et ne pas risquer d'endommager un de leurs trois canots. « Il fallait garder l'objectif de notre expédition en tête : se rendre à Inuvik. Dans une aventure, c'est la prévention qui est le mot clé. Prévenir le trouble avant qu'il arrive », assure l'équipe. C'est à cette étape qu’ils rencontrent les résidents accueillants de Fort Smith qui les hébergent et les aident pour le portage. Plus tard, c'est l'Association franco-culturelle de Hay River qui va leur fournir une aide sans retenue pour le dernier moment de repos avant la descente du fleuve Mackenzie.
« C'est la dernière ville! Après on va faire des petits arrêts dans les communautés, mais ça va aussi dépendre de notre rythme, du niveau de l'eau et du temps qu'il fait. »
L'équipage est composé de Jérémie Bélair, Julien Bilodeau, Fredrick Durfine, Valérie Jolicoeur, Annik Shamlian et Martin Trahan. Ils sont partis le 25 avril 2015 de Hudson, à Montréal.