9 millions $ pour la prévention du crime : Le ministère de la Sécurité publique finance la Commission scolaire catholique de Yellowknife à la h

16 juillet 2009
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Le ministre de la Sécurité publique du Canada, Peter Van Loan (à droite), a fait l'annonce de financement en compagnie du ministre territorial des Affaires communautaires, Robert Mcleod. (Photo:Batiste Foisy)

Le ministre de la Sécurité publique du Canada, Peter Van Loan (à droite), a fait l'annonce de financement en compagnie du ministre territorial des Affaires communautaires, Robert Mcleod. (Photo:Batiste Foisy)

Le gouvernement fédéral investit 9 millions de dollars dans la prévention du crime aux TNO dont la grande majorité sera dépensée dans la région de la capitale.

« Nous ne verrons pas de résultats immédiats, mais c'est dans l'avenir que l'impact sera ressenti », prédit le ministre fédéral de la Sécurité publique, Peter Van Loan, qui s'est déplacé à Yellowknife pour l'annonce.

De ces neuf millions de dollars, sept iront à la Commission scolaire catholique de Yellowknife pour l'implantation d'un programme dit de «  leadership et de résilience » qui visera la population étudiante de 6 à 19 ans. La Division scolaire du South Slave reçoit équant à elle un million de dollars pour l'implantation d'un programme similaire.

Si ces deux commissions scolaires sont les seules à bénéficier de cette vague de financement, ce n'est pas par favoritisme, se défend le ministre. C'est plutôt parce qu'elles ont appliqué avec succès aux programmes de subvention du ministère.

Une employée de Yellowknife du ministère de la Sécurité publique a précisé à L'Aquilon qu'au moins deux autres organismes scolaires, dont la commission scolaire YK1, ont entrepris le processus pour accéder à de pareilles subventions.

Les autres commissions scolaires « seront éligibles à des annonces de financement ultérieures », assure le ministre Van Loan. D'après lui, il est naturel que le gouvernement fédéral concentre ces efforts de préventions du crime auprès des jeunes d'âge scolaire. « Notre action la plus importante vise les jeunes à risque, explique le ministre de la Sécurité publique. C'est à ce niveau-là que nous estimons que le financement sera le plus efficace. »

Les autres initiatives qui reçoivent l'appui du fédéral sont un programme communautaire visant les jeunes de 7 à 18 ans de la Première nation K'atlodeeche de Hay River (475 000 $), un projet de prévention adapté à la culture dénée visant les hommes violents à Yellowknife (160 000 $) et un projet de réseautage des professionnels de la prévention du crime des TNO (166 000 $).

Pour la présidente de la John Howard Society de Yellowknife, Lydia Bardak, le financement fédéral est le bienvenu, mais elle accueille ces annonces avec un bémol. Selon elle, la part offerte par le gouvernement fédéral pour la prévention du crime ne fait pas le poids par rapport à ce que l'on consacre à la répression.

Lydia Bardak prend au mot le ministre Van Loan qui avait comparé l'approche fédérale en matière de lutte à la criminalité à un triangle dont les trois côtés font se rejoindre la Loi, les forces policière et la prévention. « Le triangle du ministre est un triangle isocèle, dit-elle. J'aimerais voir un triangle équilatéral. »

« Si l'on offrait plus de financement pour assurer des milieux familiaux sains, on aurait besoin de moins de prisons », affirme celle qui est aussi conseillère à la ville de Yellowknife.

Elle note enfin que, si beaucoup d'efforts sont déployés auprès des établissements scolaires, les familles et les organismes qui travaillent auprès d'elles ne reçoivent que peu de sous du fédéral. « Les parents ont une influence déterminante sur leurs enfants. Il faut s'assurer que les milieux familiaux sont sains et adéquats », martèle-t-elle en notant du même souffle qu'il est, du reste, étonnant que le ministère de la Sécurité publique finance des écoles.