Le gouvernement et les spécialistes s’entendent

27 juin 2003
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On se souviendra qu’il y a quelques semaines, une douzaine de spécialistes avaient remis une lettre de démission qui devait prendre effet le 1er juillet si aucune entente n’intervenait. Les médecins spécialistes étaient sans contrat de travail depuis le 1er avril 2002.

La nouvelle entente débloquera un budget de 7 212 385 $ pour couvrir les honoraires et les avantages de 18 spécialistes pour l’année 2002-2003. Pour l’année 2003-2004, le budget sera de 8 282 683 $. L’ancien contrat de travail coûtait un total de 6 463 808 $ au gouvernement territorial.

Le nouveau contrat de travail identifie trois groupes de spécialistes, chacun comptant cinq niveaux de rémunération. Le groupe un est constitué des pédiatres et des psychiatres. Sous la nouvelle entente, ces professionnels toucheront un salaire annuel variant entre 237 408 $ et 260 015 $. Le deuxième groupe de spécialistes comprend les chirurgiens généraux, les anesthésistes, les spécialistes de médecine interne, les gynécologues/obstétriciens et les radiologistes. Ces derniers toucheront des salaires allant de 256 021 $ à 280 400 $. Enfin, le troisième groupe de spécialistes comprend les oto-rhino-laryngologistes, les ophtalmologistes et les orthopédistes. Ces derniers toucheront des honoraires variant de 265 591 $ à 290 882 $.

En sommes, les médecins spécialistes des TNO ont obtenu des augmentations de 20,67 % pour la première année du contrat et de 14,56 % pour la seconde année. Les deux années combinées donnent une augmentation salariale de l’ordre de 38,24 %.

Le contrat prévoit aussi porter le nombre de spécialistes disponibles de 18 à 21 professionnels. Les nouveaux postes incluent un nouveau spécialiste de la médecine interne, un chirurgien général et un nouveau gynécologue/obstétricien.

Pour le Dr Len Smith, de l’Association médicale des TNO, il est difficile de comparer le contrat de travail maintenant en vigueur aux TNO avec ceux des autres provinces ou territoires. « Il y a beaucoup de détails à considérer avant de pouvoir comparer des contrats de travail. Si, au cours des prochaines années, nous pouvons recruter de nouveaux spécialistes, ça signifiera que nous avons un bon contrat », dit-il.

Les négociations entre les spécialistes et le gouvernement ont pris une tournure très politique au moment où les lettres de démission sont parvenues au bureau du ministre de la Santé et des Services sociaux, Michael Miltenberger. Sans contrat de travail depuis plus d’un an, les spécialistes voulaient que le gouvernement reprenne les négociations. « Nous voulions un contrat stable pour les spécialistes afin que nous puissions avoir des soins de santé continus aux Territoires du Nord-Ouest. Le gouvernement ne voulait pas nous parler depuis 18 mois. C’est pour l’amener à négocier que nous avons fait ça », d’expliquer le Dr Smith.