Gazoduc : Le gaz arctique avance tel un cheval de course

22 juillet 2010
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Les enjeux économiques des TNO font bon ménage avec les préoccupations de la région économique PNWER.

Le gaz arctique et le développement des ressources ont une fois de plus volé la vedette du sommet annuel du Pacific Northwest Economic Region (PNWER) qui se déroulait dans une ville de Calgary bouillonnante d’activité alors que s’y tenait déjà la foire du Stampede 2010. Deux ministres et deux députés des Territoires du Nord-Ouest ont rencontré les représentants des neuf autres provinces, états et territoire qui, comme les TNO, font partie de cette région économique du Nord-Ouest de l’Amérique du Nord. Comme le rapporte le ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des TNO, « la plus grosse part des discussions portait sur l’énergie. Il y avait des sessions sur l’énergie tous les jours. Les participants de ce sommet ont vraiment indiqué leur intérêt à promouvoir le développement du gaz naturel, et conséquemment le développement du gaz arctique, du fait que les deux gazoducs (Alaska et Mackenzie) se retrouvent au sein de PNWER ». Bob McLeod ajoute que tous les intervenants se soucient des retombées sociales de ces deux mégaprojets et que tous veulent s’assurer que les populations locales puissent bénéficier au maximum de leurs opportunités.

Si la nécessité d’exploiter le gaz arctique a déjà été questionnée alors que de nouvelles technologies permettent d’accéder à des gisements de gaz naturel emmagasiné dans des formations d’argile litée (gaz de Shale) rapidement et à moindre coût, les défenseurs des pipelines nordiques sont maintenant incollables à ce sujet, car selon eux, l’abondance du gaz de Shales équivaut à une meilleure stabilité du prix du gaz naturel. « C’est l’instabilité du prix du gaz naturel qui a toujours été un frein à son utilisation dans la production d’énergie. Les producteurs d’énergie se réfèrent encore au charbon pour alimenter leurs centrales. Aux États-Unis, par exemple, ce sont 1500 centrales électriques qui fonctionnent encore au charbon », détaille le ministre McLeod, insistant sur le fait que tous les participants du sommet ont été heureux d’apprendre que le gouvernement du Canada veut développer de nouveaux standards relatifs aux centrales au charbon, ce qui pousserait à l’abandon de toutes les installations incapables de s’y conformer, comme l’aurait déclaré le ministre de l’Environnement du Canada, Jim Prentice, dès le second jour des cette réunion. Pour les partisans de ces projets gaziers, cette initiative représente une autre opportunité pour augmenter le marché nord-américain en plus des efforts considérables qui s’effectuent en ce moment aux États-Unis, afin de réduire l’importation de pétrole tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre. Un projet de loi, où il est question d’alimenter toute la flotte américaine des poids lourds routiers en gaz naturel, fait effectivement son bout de chemin à Washington.

 

Les TNO ont leur place

Le ministre McLeod, accompagné du premier ministre Roland et des députés Ramsay et Krutko, tous deux membres du comité permanent du développement économique et de l’Infrastructure des TNO, estime que les Territoires ont vraiment leur place au sein de ce partenariat économique public et privé. Il mentionne qu’après cette première année au sein de cette alliance, ils sont traités d’égal à égal avec les autres. « Nous sommes très heureux de faire partie de PNWER. C’est une excellente opportunité pour le réseautage, nous rencontrons énormément de gens influents. C’est une bonne opportunité pour soulever les enjeux qui nous importent et travailler ensemble pour régler problèmes et enjeux que l’on a en commun. » S’il y a encore une chose avec laquelle les TNO ne se sentent pas tout à fait à l’aise au sein de PNWER, c’est leur capacité à recevoir une future réunion annuelle. « Ce sont entre 600 et 800 représentants qui se déplacent à chaque année pour le sommet. Notre problème serait la capacité à les accueillir. Mais nous avons tout de même mentionné que nous voudrions recevoir un sommet après 2012, mais dans un premier temps, nous accueillerions des rencontres de moindre importance, par exemple une réunion du Caucus de l’Arctique ou une visite d’une capitale par les représentants du PNWER. »