Cours de langue : Le côté pratique

10 décembre 2015
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Roche-papier-ciseaux, un des jeux brise-glace pour les étudiants des trois groupes de niveaux différents du Collège Nordique francophone, réunis lors de leur dernier cours de session. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Roche-papier-ciseaux, un des jeux brise-glace pour les étudiants des trois groupes de niveaux différents du Collège Nordique francophone, réunis lors de leur dernier cours de session. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

Après 10 semaines de cours, les étudiants du Collège nordique francophone ont terminé leurs leçons par des mises en situation.
 
Pour aller plus loin que le « Bonjour, je m’appelle... », les étudiants du Collège nordique ont participé à un dernier cours où l’échange et l’interaction étaient les éléments clés. Débutant 1, 2 ou classe intermédiaire, les apprenants ont préparé des mises en situation pour présenter leurs habiletés langagières. Les élèves du premier niveau ont présenté des recettes de sauce vinaigrette ou de petites bouchées pour l’apéritif. La deuxième classe s’est intéressée au vocabulaire du commerce de détail en personnifiant des commerçants dans leur boutique de vêtements. Et le groupe le plus avancé a vendu du rêve et de la liberté en exposant les services d’une agence de voyages. Les trois groupes étaient de niveaux différents, et l’idée était de confronter tous ces apprenants aux difficultés et aux facilités de chacun. Activités brises-glace, chansons et collations permettaient après ces heures de classe de mettre un peu plus de spontanéité dans les discussions. « La relation entre ces groupes de différents niveaux permet d’identifier certaines angoisses de parler à de nouvelles personnes, mais à mon avis, elle inspire surtout les moins avancés à devenir plus forts en interagissant avec de meilleurs groupes », d’expliquer Fédérick Saunier, l’enseignant du groupe de débutant 2. Alors qu’il enseigne dans une école d’immersion durant le jour, il apprécie ce temps d’apprentissage avec des adultes. « La motivation est différente avec les adultes. Ils sont tous là parce qu’ils veulent apprendre. » Avec un enseignement concentré sur les choses pratiques de la vie, il est facile de se repérer dans le quotidien et selon lui, c’est une façon efficace de progresser.
 
Les élèves
Ce qui a poussé Charlotte à commencer les cours cet automne, c’est la possibilité de communiquer lorsqu’elle voyagera en contrées francophones. Elle est heureuse d’apprendre à s’exprimer pour commander un repas dans un restaurant et veut poursuivre ses leçons si son horaire le lui permet. Dans le même niveau qu’elle, Terry a présenté sa façon de préparer de petits hors-d’œuvre au fromage à tartiner et au saucisson. Pour lui, ce sont ses nombreux voyages de travail au Nouveau-Brunswick et au Québec qui l’ont poussé à apprendre le français. Il a aussi le projet de passer des vacances en France dans deux ans, ce qui lui laisse un peu de temps, dit-il, pour s’améliorer et prendre d’autres leçons.
Pour Maureen, c’est la passion de la langue française qui l’inspire à poursuivre son apprentissage et le désir de remplir un devoir de citoyenne. « Je suis canadienne, et pour moi je me dois d’être bilingue. La culture française est la culture dont je me sens le plus proche de toute façon », affirme l’étudiante de niveau intermédiaire. Elle raconte qu’au début des cours cet automne, elle pensait vraiment avoir régressé tellement les détails de la langue française compliquaient la fluidité de ses communications. « Les petits mots, les adverbes et les a, les au ou les de, tout ça prenait trop de place. Mais ce soir, alors qu’une intervenante a fait une présentation en français sur des discussions francophones, j’ai tout compris. Alors finalement, je pense qu’à travers ces cours j’ai progressé. »