Commission scolaire francophone : Le congrès 2016 de la FNCSF à Yellowknife!

23 octobre 2014
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Pour une conception asymétrique de l'article 23.
 

Le bénéfice le plus patent de la présence de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO) au congrès de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones à Niagara Falls est incontestablement l'obtention du congrès 2016 de cette dernière à Yellowknife.
Selon la présidente de la CSFTNO, Suzette Montreuil, le congrès annuel de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF) est un des plus grands événements au Canada dans le monde de la gouvernance de l'éducation. « C'est vraiment, a-t-elle analysé, un bel événement qui va amener beaucoup de visibilité pour notre Commission, nos écoles, et aussi pour la communauté francophone des Territoires du Nord-Ouest. On anticipe grandement cet événement. »
Il n'a pas été possible pour L'Aquilon de communiquer avec la FNCSF pour savoir quelles sont les retombées économiques moyennes de cet événement. À Niagara Falls, en octobre, il aurait rassemblé quelque 200 congressistes.

Organisation
C'est habituellement le bureau central de la FNCSF qui gère la grande partie de l'organisation du congrès, le programme, les réservations d'amphithéâtre et de chambres d'hôtel, etc. « La commission scolaire hôtesse, détaille Suzette Montreuil, planifie la soirée Retrouvailles, qui met en valeur le lieu d'accueil. »
Le conseil d'administration de la CSFTNO a accepté à l'unanimité, le 20 octobre, la proposition d'accueillir le congrès de la FNCSF en 2016, tout en étant conscient qu'avec les élections scolaires prévues dans un an, les membres du CA ne seront peut-être plus en poste. En 2015, le congrès aura lieu à Terre-Neuve.
Outre Suzette Montreuil, la directrice générale Yvonne Careen et le commissaire Simon Cloutier ont également assisté au congrès de Niagara Falls. Yvonne Careen a profité de l'événement pour développer des relations plus étroites avec des gens rencontrés plus tôt cette année lors d'ateliers de formation à Ottawa et au Nouveau-Brunswick. Elle a eu des discussions substantielles avec la direction d'une commission scolaire francophone de l'Ontario sur la planification stratégique, la numératie et la littératie.
Quant à Simon Cloutier, il a particulièrement apprécié le discours du constitutionnaliste et ancien ministre québécois des Affaires intergouvernementales Benoît Pelletier. Un excellent orateur, de dire Simon Cloutier, qui a motivé bien des gens dans la salle avec son discours sur la protection des droits des francophones.
Suzette Montreuil voit un grand intérêt dans le concept d'interprétation asymétrique de l'article 23 promu par Benoît Pelletier. Dans les grandes lignes, analyse la présidente de la CSFTNO, cela signifie que l'article 23 doit être interprété de manière plus souple au Canada, avec une notion de réparation, et de manière plus stricte au Québec, puisque les anglophones ne sont pas en danger. « Les avocats travaillant sur ces dossiers, avance Mme Montreuil, devraient amener ce concept lors des procès des prochaines années. »

Alliances
Le congrès de Niagara Falls a aussi été pour la CSFTNO l'occasion de développer différents liens. Avec l'avocat Roger Lepage d'une part, le soutien de la CSFTNO et d'autres commissions du Yukon et de la Colombie-Britannique. Avec les commissions scolaires francophones des deux autres territoires, d'autre part, avec lesquelles il s'est établi une sorte de solidarité informelle. « Dans les trois territoires du Nord, observe Suzette Montreuil, [on insiste beaucoup] sur les revendications autochtones — ce qui est très légitime — et les francophones ne sont pas la priorité. » Les commissions scolaires francophones du Nord et de l'Ouest travaillent déjà ensemble sur le programme d'aménagement linguistique, notamment, dans le cadre de l'Association des directions en éducation de l’Ouest et du Nord (ADÉON).
Le thème du congrès 2014 — le démarchage — était lui-même porteur d'alliances. Simon Cloutier et Suzette Montreuil l'ont bien apprécié. « Le démarchage, explique Suzette Montreuil, c'est le dialogue avec les instances des différents paliers de gouvernement, la manière de se trouver des alliés. Les ateliers nous ont fourni de bons modèles et nous ont rappelé l'importance du dialogue entre les commissions scolaires et les communautés. »