Parascolaire : La vie comme critique!

06 mars 2014
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Élève de l'école Saint-Joseph, à Yellowknife, Sarah Chapman en était à son premier passage à Montréal. Elle a adoré son expérience.

Élève de l'école Saint-Joseph, à Yellowknife, Sarah Chapman en était à son premier passage à Montréal. Elle a adoré son expérience.

Être payé pour regarder des films et dire ce qu'on en pense, est-ce que c'est pas une vie de rêve? À défaut d'être payées, Laurie Ann Lessard et Sarah Chapman ont pu réaliser ce rêve grâce à l'Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY), en participant au Festival international du Film pour enfants de Montréal (FIFEM).
Sarah Chapman étudie en immersion française à l'école Saint-Joseph de Yellowknife. Elle se rendait à Montréal pour la première fois de sa vie. Son rôle, à elle et à Laurie Ann, consistait à faire des entrevues avec les jeunes critiques qui parlent de leurs coups de cœur sur le blogue du FIFEM, entrevues qui sont filmées et qu'on peut voir sur le site du festival. « Les critiques sont vraiment très gentils avec nous, rapporte Sarah, comme toutes les autres personnes. C'est vraiment amusant d'être ici et j'aimerais refaire ça l'année prochaine. »
Sarah a vu cinq films durant son passage à Montréal et son préféré a été Uvanga. Ce film coréalisé par Madeline Ivalu et Marie-Hélène Cousineau a été tourné à Igloolik et traite notamment de la rencontre entre les cultures, alors que Tomas, mi-Blanc mi-Inuit, se rend pour la première fois de sa vie dans le Nord et y rencontre son demi-frère. « C'est vraiment drôle et mystérieux, commente Sarah. Ça a été tourné au Nunavut et les gens parlent inuktitut. » En fait, Uvanga avait ouvert le Festival de films de Yellowknife en 2013 et y avait remporté le Prix du meilleur film.
Le voyage de Yellowknife à Montréal de Laurie Anne, Sarah et de la mère de cette dernière, Yolande, n'a pas été sans problème. « Nous devions quitter Yellowknife à 6 h du matin, raconte cette dernière. Mais à cause d'ennuis mécaniques, nous ne sommes partis qu'à 15 h. Nous avons du dormir à Calgary, avec le résultat que les filles ont raté le premier film qu'elles devaient voir. »
Yolande Chapman a rapporté que selon certaines rumeurs, ce serait la dernière année où le FIFEM établirait des partenariats avec des écoles, en raison des coûts et des difficultés de coordination. Selon, Annaëlle Saulnier, de Brigitte Chabot Communications, qui s'occupe des relations de presse du FIFEM, aucune décision définitive n'a été prise dans ce dossier.