La tête dans l’sable

Le trioxyde de diarsenic aurait-il des facultés soporifiques? Car c’est quand même fou de vivre à côté de 237 000 tonnes de cette poussière toxique et de toutefois dormir sur nos deux oreilles. Ou peut-être est-ce le discours gouvernemental, rassurant, minimisant l’impact d’une telle réserve de mort aux rats à côté de la capitale ténoise. L’As2O3 est mortel en cas d’ingestion; provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves; peut provoquer le cancer; est très toxique pour les organismes aquatiques, et entraîne des effets néfastes à long terme. Sans être alarmiste, car les résidents ne sont pas en contact direct avec la poussière, il faut quand même en être conscient.


Maintenant avec la voie d’accès qui contourne l’ancienne mine Giant, il est d’autant plus facile d’éclipser de notre esprit les cavités souterraines remplies de ce résidu chimique issu de la production aurifère. Une étude sur la concentration d’arsenic dans notre environnement est une bonne façon de se rappeler de toujours laver les légumes récoltés, les petits fruits cueillis et de laisser faire les champignons qui poussent dans les boisés trop proches de la ville.


Aux TNO, de 2001 à 2010, le taux de mortalité dû au cancer était similaire ou inférieur au reste du pays. Chez les hommes ou les femmes, c’est le cancer des poumons qui consume le plus de vies à Yellowknife, avec un taux inférieur au reste des communautés ténoises. Donc pas de lien direct à conclure avec la présence de la mine. On n’a donc pas besoin de s’inquiéter? Il vaut mieux rêver au scénario catastrophe où la mine relâche ses réserves de poison dans la baie de Yellowknife, qui rejoindront ultimement l’océan Arctique après avoir bordé le lit du fleuve Mackenzie.


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