Infrastructures scolaires : La stratégie territoriale d'échange d'écoles est un échec

13 mars 2014
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L'école Boréale (Archives L'Aquilon)

L'école Boréale (Archives L'Aquilon)

Les parents francophones et anglophones de Hay River refusent de troquer leur école respective.
 

La stratégie du gouvernement territorial dans le dossier des infrastructures des écoles francophones aura été un échec complet. Après l'avortement de la manœuvre à Yellowknife, la démarche de changement d'écoles a avorté la semaine dernière à Hay River.
Les parents d'élèves de l'école francophone Boréale, à Hay River, ont refusé à la majorité la proposition du gouvernement territorial qui consistait à troquer Boréale contre l'école Harry Camsell. « Il y avait une soixante de parents lors de la réunion, rapporte la présidente de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO), Suzette Montreuil. La communauté était bien représentée. Nous n'avons pas comptabilisé les votes, mais dans une grande majorité, ils étaient contre le troc des écoles. » Selon l'analyse de la présidente de la CSFTNO, le motif principal du refus de la proposition par les parents est qu'ils ne voulaient pas de la tension et des conséquences négatives que l'échange aurait pu engendrer entre les communautés francophone et anglophone. Et cela, même si la proposition d'échange était amorcée par le gouvernement territorial. Il faut rappeler que le processus de gestation de l'école Boréale, à la fin des années 90, avait suscité des réactions hostiles de certains individus en position de pouvoir à Hay River. La seconde raison invoquée par les parents était qu'ils sont attachés à l'actuel bâtiment de l’école Boréale et souhaitent le voir agrandi, comme le voulait le jugement de la Cour suprême des TNO, survenu en 2012.
Enfin, selon la proposition du GTNO, les élèves de Harry Camsell auraient été dispersés dans Princess Alexandra et Boréale, où ils auraient hérité d'un bâtiment sans gymnase et comportant moins de classes. Dans cette optique, les parents de l'école Boréale avaient le sentiment de refiler leur problème à une autre communauté. Suzette Montreuil a précisé ne pas partager cette perception.

Du côté anglophone
L'Administration scolaire de district de Hay River a consulté les parents des élèves de Harry Camsell la même semaine qu'a eu lieu la réunion à Boréale. Ils se sont également prononcés contre l'échange. « Puis, rapporte le président de l'Administration, Terence Courtoreille, les sept membres du conseil ont voté unanimement contre la proposition. » M. Courtoreille a expliqué de manière quelque peu énigmatique que l'échange n'était pas dans le meilleur intérêt de tous les élèves, y compris les francophones. « Ce n'était pas une bonne solution pour nos programmes et nos besoins en installations. Mais ce n'était qu'une partie du problème, a-t-il conclu, sans élaborer davantage. »
La Cour d'appel des TNO entendra les parties du 24 au 26 mars concernant les améliorations à apporter — ou non — aux écoles Boréale et Allain St-Cyr. Parallèlement à ses propositions de troc d'écoles, le GTNO avait mandaté une firme d'architectes pour dessiner des plans d'infrastructures supplémentaires pour Allain St-Cyr et Boréale, dont les détails demeurent pour l'instant d'ordre privé. Le ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Formation, Jackson Lafferty, n'a pas rappelé L'Aquilon pour commenter l'échec de sa démarche.

 

 

 

 


Tous les commentaires (2)

Écrit par Anonyme, 14 mars 2014, 10 h 44
Les parents francophones l'ont échappé belle. Le bâtiment de l'école Diamond Jenness est vieux de 40 ans. Dans 10 ou 20 ans il faudra le démolir et en bâtir un nouveau. Heureusement que les parents anglophones ne connaissaient pas cela où ils auraient voter pour le troc de bâtiment avec École Boréale.
Écrit par Anonyme, 14 mars 2014, 13 h 23
Refiler des vieilles écoles qui tombent en morceaux aux francs était sans doute l'intention du gouvernement. Le problème c'est qui pouvais pas le dire aux parents anglos.